Pierre Louis de Person (Ancien Régime, Révolution, Empire, Restauration)

 

 

Pierre Louis de PERSON (Pithiviers 1769 – Amboise 1839) :

Officier d’artillerie de Marine.

 

 

PLAN DE LA PAGE :

1.      Introduction :

2.      Pierre Louis Person

3.      (1769 – 1839)

 

 

Etienne Taillemite , dans « L'Histoire ignorée de la marine française » Ed. Perrin 1988 écrit :

 « L'un des traits les plus permanents de notre histoire est bien une extrême méconnaissance des Français, à presque toutes les époques, de l'importance des espaces maritimes et du rôle moteur des océans dans le développement des civilisations…

Peu après avoir quitté ses fonctions en 1791, le dernier véritable ministre de la Marine de la monarchie, le comte de La Luzerne, adressait au roi un plaidoyer qui conserve toute son actualité.

Évoquant d'abord le rôle moteur de l'économie maritime et les dangers d'une récession, « quel homme versé dans les détails de l'administration, écrit-il, ne prédirait pas aussitôt, non seulement que plus de 100.000 matelots, ouvriers des ports, etc., et leurs familles qu'ils soutiennent sont condamnés à mourir de faim, mais que le même sort est réservé à plusieurs millions de citoyens habitants de l'intérieur du royaume et qui ne se sont jamais doutés eux-mêmes que notre navigation fournissait le seul débouché que pussent avoir les récoltes qu'ils moissonnaient ou les marchandises qu'ils fabriquaient dans nos manufactures ».

Il ajoutait :  « Je regarde la France comme condamnée par sa position géographique et par l'excès même de prospérité qu'elle a atteint, sous peine d'éprouver les plus grands malheurs, à être une puissance maritime… »

Le sort de la défaite de Trafalgar le 21 Octobre 1805 sera pratiquement décidé dès cette époque.

Napoléon n’y pourra plus rien.

Cf. notes de bas page

 

Tabarly , homme simple mais « gloire nationale » (1931 – 1998) sauva « in extremis » notre « Musée de la Marine » à Paris ». Dans “Mémoires du large », Editions de Fallois, Paris, 1997, il écrit :

 « … Je monte à Paris le moins possible, … comme dernièrement, quand il a fallu que je me démène pour la sauvegarde du Musée de la Marine.

L'annonce … de l'expulsion du Musée de la Marine de son emplacement au Palais de Chaillot pour mettre à la place le nouveau Musée des Arts premiers m'a scandalisé…

C'était presque l'arrêt de mort de ce que je crois être le plus beau musée maritime du monde.

Ce traitement révoltant n'est malheureusement que le reflet de la désinvolture avec laquelle sont traitées, en France, les questions maritimes.

Le peuple français garde une mentalité trop terrienne…

Il reste dans l'ignorance de l'importance stratégique et économique des océans.

Il ne faut pas lui en vouloir, personne ne le lui enseigne.

Cette éducation devrait commencer dès l'école.

Mais aucun manuel scolaire ne souligne que des conflits qui peuvent paraître continentaux ont été gagnés sur mer.      

Si à Trafalgar les Français avaient gagné, il n'y aurait pas eu Waterloo.

Si les Alliés n'avaient pas gagné la bataille de l'Atlantiqueles Allemands auraient gagné la guerre…

Pourtant, un petit pays comme la Norvège possède une des premières flottes marchandes du monde. Il en tire de larges profits et prouve qu'il n'est pas nécessaire d'être asiatique pour faire naviguer des cargos…»

Cf. notes de bas page

 

On lit dans le livre : « description des arts et metiers marine » (Fac-similés publiés par la « Bibliothèque de l’image », 2002, 46 bis passage Jouffroy, 75009 Paris, ISBN 2-914661-56-8)

Dans la préface de  Laurent Manoeuvre , ingénieur de recherche à la Direction des Musées de France :

« En 1699, Louis XIV décide de prendre sous sa protection un groupe de savants installé par Colbert depuis 1666 dans la bibliothèque du roi, rue Vivienne.

Désormais, l'assemblée portera le titre d'Académie royale des sciences. Elle siégera au Louvre. Les communications des académiciens seront publiées. Ainsi commencent les Descriptions des Arts et Métiers. …

La flotte française occupe le deuxième rang mondial, derrière celle de la Grande-Bretagne.

Selon les estimations de Pierre Chaunu, dans les années 1780, mille huit cents navires parcourent quotidiennement cent vingt à cent trente millions de km2. …

On comprend l'enjeu que représente la publication du texte de Chapman ….

Au même moment, sur les conseils de l'ingénieur Groignard, le ministre de la marine, Sartine, s'emploie à standardiser les bâtiments militaires …

Il ne se contente pas d'amener la construction navale à un très haut degré de perfection. …

S'il propose des règles de calcul (déterminer le tirant d'eau d'un navire ou son jaugeage) et les proportions idéales de différents vaisseaux, Chapman ne se laisse pas aller au vertige de la théorie.

L'intérêt de son texte repose sur un souci constant des choses pratiques : l'arrimage et la manière de calculer l'espace qu'occuperont les biscuits et les pois destinés à un équipage de vingt-quatre personnes pendant six mois.

En esprit avisé de l'époque des Lumières, Chapman n'oublie jamais l'homme. La conclusion de sa préface en témoigne. Il est certes essentiel de se soucier des détails matériels mais, au bout du compte, c'est l'habileté du capitaine qui s'avère déterminante.….

Laurent Manœuvre conclut :

« MM. de l'Académie des sciences »  ne s'étaient pas trompés.

Cette description des arts de la marine a sans nul doute contribuée à la réforme voulue par Louis XVI et par ses ministres, Sartine d'abord, puis le marquis de Castries.

En 1789, pour la première fois de son histoire, la flotte française (et pas seulement la flotte militaire) avait en grande partie rattrapé les retards accumulés à la suite de négligences diverses.

Ce succès était du à la clairvoyance d'esprits éclairés, mais aussi à une remarquable convergence de vues entre hommes politiques, savants, ingénieurs et gens d'affaires. Malheureusement, la Révolution et l'Empire balaieront en très peu de temps les résultats de tant d'efforts.

 

THEMES, CHRONOLOGIES :

Un des intérêts de l’Histoire tient à « la chronologie » et non pas seulement « au thème » : Ceci étant à dire en ce qui concerne les nouvelles façons d’enseigner l’Histoire.

Naturellement les 2 sont importants, et se soutiennent.

Cependant, quelqu’un qui n’est pas encore né, ou quelqu’un qui est déjà mort, ne pourront pas agir avec leurs bras.

Et plus important que les « dates en soi » est « l’ordre chronologique » des évènements, les causes et leurs effets, les diachronies et les synchronies.

Machiavel compare souvent la politique à la médecine, ce en quoi il a parfaitement raison : Et la médecine n’est pas seulement faite de « thèmes », mais aussi de « relations et de causalités temporelles ».

Une femme ménopausée ne pourra plus mettre au monde. Par contre elle aura acquis une certaine expérience, qui serait inexplicable si on ne tenait pas compte de sa vie et de celles de ses contemporains. L’exploitation par thème trouve ici ses limites incontournables.

Un livre comme « Le Prince » fait une centaine de pages en livre format « poche ». C’est un excellent livre de méthodologie.

Un homme qui vivait au Moyen Age ne savait qu’il le construisait, ni à la Renaissance, qu’il construisait la Renaissance .

Pierre Louis et Bonaparte, ont en commun d’avoir eu 20 ans en 1789, et d’avoir fait des études semblables (artillerie) dans des « Académies Royales d’Ancien Régime » : Ce sont donc des hommes formés par l’Ancien Régime, ce qui reste ineffaçable, de même qu’ils ne pensaient certainement pas qu’ils vivaient à la veille de la Révolution : C’est ce qui explique que Bonaparte pourra dire en prenant le pouvoir le 18 Brumaire : « Je suis La Révolution » ; pour se reprendre presque aussitôt : « La Révolution, c’est fini ! ».

Pour l’historien d’aujourd’hui, tout cela permet pour une part de comprendre leurs réactivités, leurs choix, et jusqu’à leurs difficultés dans l’épreuve et l’innovation.

C’est important à dire à un moment où les programmes scolaires font l’objet de tant d’incertitudes.

« Mieux vaut avoir une tête bien faite qu’une tête bien pleine », disait Montaigne, et le choix des programmes doit justement apporter à l’élève toutes les informations lui permettant non seulement de comparer, mais aussi de chercher à expliquer, en évitant les anachronismes, et, ainsi, d’interroger utilement le maître.

 

* Remerciements : Soient particulièrement remerciées pour leur aide précieuse à l’élaboration du présent dossier 

Ø      les Archives municipales de la ville de Colmar (68000),

Ø      les Archives municipales de la ville de Pithiviers (45300),

Ø      les Archives municipales de la ville d'Amboise (37400),

Ø      le Musée des Beaux Arts de la ville de Valenciennes (59300),

Ø      et « l’Amicale des descendants de Nicolas Chaumont et familles apparentées », et particulièrement la personne de Pierre Yves Leclerc qui poursuit depuis plusieurs années un travail immense d’investigations, dont il gratifie un nombre croissant de lecteurs.

 

 

1.      INTRODUCTION : Pierre Louis PERSON (1769 – 1839)

 

 Pierre Louis PERSON naît en 1769,  fils de Pierre PERSON, « exempt de la Maréchaussée », et Françoise  DUMONT, lesquels s’épousèrent le 24 Novembre 1766 en la chapelle Chanteloup de la paroisse saint Florentin à Amboise.

Il naît  ainsi l’année de l’achat de la Corse par Louis XV et meurt sous Louis Philippe

Il sera contemporain de Bonaparte[1], naissant 3 mois avant lui et lui survivant 18 ans.

De par son père, il est issu d’une lignée de militaires au service de l’État.

De par la famille de sa mère et de par le sol amboisien de ses deux parents, il sera rendu proche de Choiseul.

En 1803 il choisira pour épouse Isabelle Jeanne Adélaïde ALEN, demoiselle d’illustre lignage tant par sa mère, de BÉHAGUE, que par son père, Luc ALEN, militaire d’origine irlandaise réfugié à Amboise, dévoué au service de Louis XV.

Pierre Louis PERSON traversera ainsi les époques particulièrement tourmentées que furent : Le règne de Louis XVI, la Révolution, le 1er Empire, la Restauration.

Il sera officier d’artillerie dans la Marine  ( Major en second au  Corps Impérial d’artillerie de Marine - Deuxième Régiment).

Lorsqu’il atteindra la cinquantaine, il sera anobli par Louis XVIII.

A 70 ans, il décède à Amboise où il  sera  inhumé au cimetière des Ursulines.

En ces temps où aucun jour ne ressemblait ni à la veille ni à son lendemain, la vie fortunée de Pierre Louis PERSON ne pourrait se concevoir hors du tissu historique d’une époque étonnante à laquelle il participa.


 

 

Tableau des actions militaires :

Vu par le Commissaire de Marine, remplissant la fonction de Sous-Inspecteur aux Revues dudit corps.

Signé  Foussac ?

Certifié véritable par Nous Membres composant le Conseil d’Administration, et conforme à ce qui est porté sur le Registre Matricule des services de MM. les Officiers du Régiment.

A Toulon le 24 décembre 1813

Signé : Pelard ? Doutier ? Chene BM ?

J.J. Antoine

Dieul

Sceau du 2e Régiment d’artillerie de la Marine

 

BIOGRAPHIE CHRONOLOGIQUE :

 

 

Ø      1 NAISSANCE :

Pierre Louis de Person, fils de Françoise Dumont et de Pierre Person,  chevalier de St Louis.

Né le 11 Mai 1769 à Pithiviers  (Arrondissement de Pithiviers  Département du Loiret)

 

Ø      2 ENFANCE ET SCOLARITE :

 

 

Ø      3 SERVICES AUX ARMEES ET VIE PRIVEE :

 

Ø      En bleu : Mer

Ø      En vert Terre

Ø      En Marron : Remarques et Vie privée.

 

MER 1   ( Mars 1787 => Novembre 1791)  :

Du 11 mars 1787 au 14 octobre 1787 ( 7 mois 4 jours en paix) : A bord du paquebot Le Commerce, en  qualité de volontaire de Calais à Douvres.

Du 29 octobre 1787 au 19 mars 1788 ( 4 mois 9 jours en paix) : A bord du paquebot du Roy L’Alligator, en qualité de volontaire a fait le voyage à la Martinique, la Guadeloupe et Saint Domingue .

(L’alligator était une « corvette » anglaise de 30,5  mètres (chantier de Liverpool 1779-1780) capturée en Manche en 1782).

Du 3 avril 1788 au 23 avril 1788 ( 21 jours en paix) : A bord du paquebot La Colombe, en qualité de volontaire de Calais à Douvres.

Du  11 novembre 1788 au 16 novembre 1790 ( 2ans 6 mois 14 jours ? en paix)  :  A bord de L'Épervier, en qualité de volontaire de 3ème , 2ème et 1ère classe,  a fait la « campagne d'évolution ( ?) de 1788 » … [illisible] …  et deux voyages à Cayenne.

Du 1er août 1791 au 18 novembre 1791 ( 9 mois 18 jours en paix) : A bord du paquebot La Colombe, de  Calais à Douvres.

 

l’Europe en 1789

 

 

TERRE 1  ( Novembre 1791 => Octobre 1796 )  :

15 novembre 1791 : Entré au service dans le Régiment Royal Auvergne, en qualité de Sous-Lieutenant

27 Avril 1792 : lieutenant au dit régiment

1792 : A fait la campagne de 1792 et 179 3  à l'armée du Nord et de Sambre et Meuse, comme  capitaine par intérim des grenadiers.

A l'attaque de la redoute dite du Luxembourg , il a empêché par sa conduite militaire que le corps de 4000 hommes qui protégeait la dite attaque ne fut enveloppé par les forces de l'ennemi qui le tournait il ne s'est retiré qu'après avoir eu 56 grenadiers tués et blessés, ses deux officiers et lui légèrement blessés à la jambe droite.

A été employé à l'armée du nord en Hollande, en qualité de commissaire des guerres.

[ A la même époque 1791 – 1792, Pierre Person défendait la citadelle de Lille qui fut bombardée en Septembre 1792.

Ainsi père et fils (plus jeune de 40 ans) combattaient sur le même front au même moment, ce qui montre combien la situation était alarmante.

Mais le 20 septembre 1792 la vaillance des français fut récompensée par la victoire de Valmy n’opposant que 24.000 français à 100.000 coalisés : Une canonnade aura pourtant suffi à assurer la victoire : 300 tués chez les français ; 184 chez les coalisés. La petite histoire raconte que nos ennemis, abusant d’un raisin encore vert qu’ils ne connaissaient pas, en furent trop incommodés. Dieu était encore avec les français.]

1794 1795 1796 1797

A fait la campagne de l'an III et IV dans (… ford) en qualité d'aide de camp.

A organisé militairement et administrativement la légion N° 2.

Fait partie de l'expédition d'Ecosse, 

[ou, bien plutôt, de «l’ expédition d’Irlande », (NB : clic) et plutôt « de la seconde, de celle du mois d’Août 1798 », puisqu’il avait repris les services dans la Marine en Avril 1798 ... à préciser ... ]

 en qualité de chef de brigade et de chef d'État major, sous les ordres du général de division Quentin commandant en chef, qui lui avait délégué en outre (confié ?) le commandement de l'avant garde de la 2ème colonne d'attaque et apaisé par sa fermeté la rébellion des troupes .

Du 20 Mai 1794 au 27 juillet 1794 : Aide de camp Lieutenant du général Laurent

Du 27 juillet 1794 au 27 juin 1795 :  Nommé Commissaire des Guerres, qu'il a été compris dans la réforme faite par la loi du sept ? 1795.

Du 11 juillet 1795 au 18 novembre 1795 : Aide-de-Camp du Général de division Chapuis-Tourville [jusqu’à  ce] que ce général [ait] été retraité 1795

? Septembre 1795  jusqu'au 27 (?) 1796 : Capitaine aide de camp, à la suite de l'État Major de Bruxelles et de L'Ille.

19 avril 1796 : Mis en activité, par ordre du ministre de la guerre, pour organiser une légion de six mille hommes.

8 Septembre 1796 : Chef de bataillon de la légion franche N° 2

Campagne du Grand Hiver.

[23 juin 1797 : Rentré en garnison à L'Ille où la légion a été licenciée.]

1796  autorisé à se retirer dans ses foyers

 

MER 2  ( Octobre 1796  => Février 1813 )  :

Fait le service d'activité dans le 2ème bataillon de la 7 ½ brigade de ligne et les campagnes de 1796 et 1797.

Du 22 octobre 1796 au 10 novembre 1796 ( 20 jours en guerre) : A bord de la frégate « La Fortitude » .

A fait une sortie ? dans le Nord d'où il est rentré pour cause de naufrage.

A fait naufrage dans l'ouest du port de Dunkerque le décadi 20 Brumaire an V [jeudi 10 novembre 1796 ] et dans le naufrage qu'il fit, il parvint par suite à arracher à la mort 80 grenadiers (…) à couler sur un transport en rade de Dunkerque.

10 septembre 1797 : Entré en subsistances dans la 7 ½ brigade de ligne

21 Avril 1798 : Obtenu une lettre de passe du ministre de la guerre qui l'autorise d'accepter la place de capitaine à la 7 ½ Brigade d'artillerie

de marine

21 avril 1798 : Capitaine à la 7 ½ Brigade d'Artillerie de marine

Du 26 mars 1800 au 23 février 1801 ( 10 mois 28 jours en guerre) : A bord de la frégate « l'Incorruptible », comme commandant la dite division aux ordres du Contre-amiral LEISSEGUES.

A Dunkerque et peut-être Flessingue (en 1800-1801)

 

 

(La frégate « L'incorruptible » (32 canons de 24), Dieppe 1795).

(A effectué à bord 10 mois 28 jours en guerre)

 

Le  8 juillet 1800 : A eu un combat contre les anglais (lors de l'expédition d'Angleterre).

Du 27 juin 1802 au 27 janvier 1803 ( 7 mois 1 jour en paix) : A bord du vaisseau « l'Intrépide « : Expédition d’Haïti.

 

(« L'Intrépide » était un superbe navire de 74 canons construit à Ferrol, en Espagne, en 1799, comme navire de ligne espagnol sous le nom « d'Intrepido ». Il fut vendu à la France, en 1800.

Plus tard, lors de la Bataille de Trafalgar, le 21 octobre 1805, « L'Intrépide » était sous les ordres du capitaine Louis-Antoine-Cyprien Infernet (Nice 1757- Toulon 1815, parent de Massena,  commandeur de la Légion d’Honneur, chevalier de Saint Louis).

Sommé de se rendre, le niçois répondit : « Jamais de la vie, mon bateau est peint de neuf ! ».

Entouré de sept vaisseaux britanniques, il attendit que « L'Intrepide » fût près de couler sous ses pieds pour se rendre.

Finalement, « L'Intrépide » fut sabordé deux jours plus tard par les anglais pour éviter qu'il ne soit repris par la contre-attaque de l'escadre française).

 

Du 23 janvier 1803 au 2 mai 1803 ( 3 mois 9 jours en paix) : A bord du vaisseau « l'Annibal » :

 

(L’Annibal, vaisseau anglais de 74 canons, mis à flot en 1801, pris aux anglais en baie d’Algésiras la même année, détruit en 1823 )

 

A fait les campagnes de Saint-Domingue en l'an X et XI où il s'est trouvé à l'attaque du « Port de Paix »[2]  , comme commandant des troupes d'artillerie de trois vaisseaux.

A réussi à la tête de son détachement à enlever à la baïonnette le grand et petit fort et à chasser les nègres révoltés ainsi que le constate le certificat du capitaine de vaisseau PERONNE.

 



Note sur les expéditions :

o       Pierre Louis a donc totalisé trois voyages à Saint Domingue en 13 ans , dans des conditions fort différentes, entre 1787 et 1803[3].

o        sur les « Expéditions d’Irlande et le naufrage du « Droits de l’Homme » en commémoration duquel fut élevé un menhir à Plozévet[4]

 

1803 Mariage à Calais : 8 Août 1803 épouse Isabelle Jeanne Adélaïde ALEN à CALAIS ;

A dû être en garnison à COLMAR pendant quelques années

1804 1er enfant à Colmar : 25 juin 1804 (6 messidor an XII) Naissance à COLMAR de Isabelle Charlotte Marie Anne PERSON

1804 Décès de son père à Lille : 25 décembre 1804 (4 Nivôse an XIII) décès de son père âgé de 75 ans en la citadelle de LILLE.

12 avril 1805 : Capitaine-Commandant au 2e Régiment d'artillerie de marine

1805 2ème enfant à Colmar : 16 décembre  1805 (25 Frimaire an XIV) Naissance à COLMAR de son fils Vital Marie Louis PERSON (1805-1847)

1er juillet 1807 : Passé au 4e Régiment même arme

2 mars 1809 (par décret du) : Chef de Bataillon au 4e Régiment même arme

1809 3ème enfant à Lorient :  Le 2 septembre 1809  Naissance à LORIENT de Théophile Philadelphe de Person à Lorient (Morbihan)

13 février 1813 (par décret du) : Major en 2ème au 2ème  Régiment même arme.

NB : Aucun enfant ne porte la particule « de » au moment de la naissance.

 

TERRE 2   (  Mars 1813  => 1814 )  :

Du 25 mars 1813 au 1er juin 1813 : A la grande armée d'Allemagne.

S'est trouvé à la bataille de Lutzen (2 mai 1813) , Bautzen etc. faisant partie du 6ème corps d'armée commandée par le Maréchal Duc de Raguse.

 

Après la désastreuse retraite de Russie, les coalisés reprennent les armes contre la France. Il s’ensuit alors deux victoire françaises :

o       A la bataille de Lützen,  Napoléon décide de progresser vers Leipzig afin de passer l’Elster et rejoindre le corps du prince Eugène au nord de la ville.

Les Coalisés veulent interdire ce mouvement et surprendre l’Empereur dans la plaine de Lützen où leur cavalerie, supérieure en nombre, pourra se développer.

le 2 mai 1813 une colonne avancée de 120.000 hommes de l’armée napoléonienne s’oppose à  73.000 hommes de l’armée prussienne commandée par Wittgenstein.  à Lützen près de la ville de Leipzig.

Après une journée de combats intenses, les forces prussiennes et russes battent en retraite. Mais depuis la campagne de Russie, la France manque de cavalerie, et les Français ne peuvent les poursuivre.

Les pertes alliées s’élèvent à environ 20.000 hommes, celles des Français à 18.000. Le lendemain, Leipzig est occupée.

La bataille de Bautzen (appelée bataille de Wurschen sur l’arc de triomphe de l'Étoile) est aussi une victoire française des troupes de napoléoniennes remportée les 20 et 21 mai 1813.

Napoléon ne remporte qu’une victoire incomplète, principalement à cause du maréchal Ney. Après quelques tergiversations des Prussiens qui veulent couvrir Berlin ,l’armée prussienne se regroupe finalement avec les Russes.

De son côté, Napoléon remet ses troupes en état jusqu’au 10 mai et fait construire plusieurs ponts sur l’Elbe. Manquant de cavalerie, il a peu de renseignements.

À partir du 11, il passe sur la rive droite de l’Elbe.

Ney avec une armée avec les 2e, 3e, 5e, 7e corps d’infanterie et le 2e corps de cavalerie (soit 85 000 hommes) marche au Nord, pour faire croire à une attaque sur Berlin ;

l’armée principale, dirigée par Napoléon, rassemble les 4e, 6e, 11e et 12e d’infanterie, la Garde impériale et le 1er corps de cavalerie (120 000 hommes), et suit l’armée russo-prussienne. Napoléon comprend que l’ennemi accepte la bataille, et donne des ordres pour rassembler le maximum de troupes à Bautzen. Il fait parquer les attelages (génie, artillerie) et établir des hôpitaux sur la rive gauche de l’Elbe le 18, pendant que ses corps arrivent les uns après les autres à Bautzen.

Le 19 mai, les Coalisés sont solidement établis du sud au nord sur la rive droite de la Sprée de part et d’autre de Bautzen.

Le général russe a fait fortifier les collines autour de Bautzen. Au total, le front est de 15 km., ligne trop longue, coupée de marais et d’étangs et difficile à tenir face à des effectifs doubles.

Au deuxième jour le centre de l’armée napoléonienne donnera l’attaque principale lorsque l’ennemi se verra tourné.

Napoléon voit tout le champ de bataille, sauf la partie Nord, où opère Ney, dont il est séparé par une heure et demi à cheval.

Le centre français attaque à  midi.

Il progresse grâce aux positions en hauteur acquises la veille, puis vers 14 heures, il lance l’attaque à fond. Ney comprend qu’il est couvert, et qu’il peut attaquer. Mais il le fait faiblement et la cavalerie de La Tour-Maubourg ne peut jeter le désordre dans les carrés coalisés en ordre parfait.

Avec les engagements du 19, les pertes sont équilibrées à 20.000 hommes de part et d’autre.

Wittgenstein commet une faute lourde en livrant bataille, son front étant trop allongé, sa supériorité en cavalerie lui aurait permis de faire à nouveau une retraite en toute sécurité, en attendant des renforts. Un armistice est conclu le 2 juin pour sept semaines.

 

9 octobre 1813 nommé au Commandement du département du Lot

1814 peut-être à Toulouse ?

Ordre Royal de la Légion d'Honneur

 

TITRES DIVERS :

28 avril 1813 : Admis à la légion d'honneur

4 août 1813 : Rentré dans ses foyers en vertu de la dépêche de S.E. le ministre de la guerre en date du 20 Juillet 1813, pour y avoir un emploi de Sous-Inspecteur aux Revues.

3 janvier 1814 : Sous Inspecteur aux revues.

1er novembre 1814 : 0fficier de la légion d'honneur. Série 4, n° d'ordre 651

Louis XVIII nomme le sieur PERSON (Pierre Louis), ancien major d'artillerie de Marine, sous-inspecteur aux revues, employé à Albi (Tarn) Officier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur, pour prendre rang parmi les Officiers, à compter du premier novembre 1814 et jouir du titre d'Officier, et de tous les honneurs, prérogatives qui sont attachés à ce grade.

 

l’Europe du Congrès de Vienne

 

Donné au Château des Tuileries, le 3 octobre de l'an de grâce 1816, et de notre règne le 22ème. Signé : Louis. (dossier LH cote L2117013 CARAN).

12 novembre 1817 : Chevalier de Saint-Louis.

1818 Retraité en 1818,

1820 Anobli par Louis XVIII.

1839 Décès à Amboise.

 

_______________________________

 

COMPLEMENTS CONCERNANT LA FAMILLE :

 

Légende de lecture du tableau : Ce tableau est l’histoire patronymique, exhaustive des premiers porteurs du nom « de Person ».

Pour l’ascendance féminine, seule sont indiquées les ascendances de Françoise Dumont (1744 - > 1839) et Isabelle Jeanne Adélaïde Alen (1771-1850).

Les lignes horizontales brunes   indiquent des moments des disparition du patronyme, soit en raison du changement de nom du porteur en raison d’un mariage, soit en raison de l’absence de postérité. Les traits rouges   délimitent les générations. Le trait vert vertical indique une union conjugale :


 

…..

 

Bonnaventure DUMONT.  Mariage avec

Françoise RIBOT en 17..  

ß

Jean ALEN , chevalier banneret, (Participe à la conquête de

l’Angleterre en 1066), (inhumé à

Jérusalem ?)  ß …..

Pierre de BEHAGUE.

Mariage avec Marie

Anne Eléonore GENTHON 

 

ß

Prudent PERSON (dcd en 1690). Mariage avec Madeleine GAULTIER dcd < Nov.1690.  ß

Marc PERSON (I) Mariage avec Jeanne PERSEILLE  ß

Marc PERSON (II) dcd 1734 <1741. Mariage le 25 Fév 1715 avec Marguerite GILLET dcd < Août 1741.  ß

Patrice François ALEN (Irlande)

Mariage avec Marie Anne DOWDAL
21 enfants 
ß  

 

Pierre PERSON  (Amboise 1730 ; paroisse de Saint Denis – Lille 1804)

(une sœur Marguerite PERSON (Sambin (41)

Militaire

 

Luc ALEN  (St Wolstan, Irlande 1722 – Amboise 1787).  Emigre en France en 1735 : Participe à Fontenoy puis engagé dans la Marine de Louis XV : Pondichery.

Mariage à Calais le 5 octobre 1762.

6 filles et un fils

ß

Marie Charlotte Adélaïde de BÉHAGUE (Calais 1734 Amboise 1809)

militaire  (Commande la citadelle de Lille lors du bombardement de 1792).

Mariage 1766 à Amboise (en la chapelle de Chanteloup)

 

2 fils et 4 filles

ß

 Françoise DUMONT (Amboise 1744 - > Après 1839).

1 -Françoise PERSON  (Pithiviers 1768 – Amboise 1793)

3- Monique PERSON  (1770 - 1852)

4- Jean Prudent PERSON  (Château Renault 1772 - )

5- Emmanuelle Sophie PERSON (Château Renault 1773 -)

6- Marie Rosalie PERSON (Château Renault 1775)

[ ? 7- Sophie Béatrice PERSON (1778 -)]

 

2 - Pierre Louis PERSON [de] (Pithiviers 1769-

Amboise 1839)

 

Militaire :

Officier d’artillerie de Marine

Mariage  à Calais en 1803

 

1 fille et 2 fils

ß

Isabelle Jeanne Adélaïde ALEN (Amboise 1771

Tours 1850)

 

1- Isabelle Charlotte Marie Anne de PERSON (Colmar 1804 – Versailles 1886)

ß

 famille Ducoudray (1791-1859)

ß

 famille Bergeron

ß

 famille Chaumont

ß

 famille Ribadeau Dumas

ß

 famille Leclerc.

 

2-Vital Marie Louis de PERSON (Colmar 1805- Orléans 1847)  

Épouse en 1833 à Tours Charlotte Rébecca HARRIS FITZ-SIMONS (Fille de Général, née le 25 novembre 1813 - Ghazipur -Indes Orientales – Décédée après janvier 1870) (Rébecca épousera ensuite Pierre Gabriel Marie BAROILLET (médecin)

(62 ans en 1870, parrain d’Isabelle Charlotte Mathilde) 

3- Théophile Philadelphe de PERSON (Lorient 1809 - Paris 1888). Épouse à Chartres en 1842 Marie Claire PELUCHE(1820 -1901)

(Présence de son frère )

juge

3 filles

ß

 

militaire

2 filles et 2 fils

ß

1- Marie Louise Adélaïde de PERSON (Tours 1833 1869) 

ß

famille Hirch 

2- Isabelle Charlotte Mathilde de PERSON (Tours 1835 (Brignogan Finistère) 1856 23 ans)

ß

famille Croc

ß

Louboutin Croc

Médecin de la Marine Nationale.

3- Arthur Louis Théophile de PERSON (Tours 1838- ) sans postérité

4- Paul Eugène Georges de
PERSON (Clermont  Ferrand
1841- Blois 1910) épouse : Marie
Constance GIROUX puis
 le 3 janvier 1870 : Louise GIROUX
(Etampes 1842-1919) à Gan (Pau),
mais est domicilié à 75009
(Présence du docteur
BAROILLET). 
S’installe à Jurançon (Pau).
Vit à Blois en1884.
1 fille et 4 fils
ß

1- Marie Isabelle Pauline de PERSON (1843-1925) épouse en 1867 Charles Arthur Camille de Bonnaire (Chartres 1839-Chartres 1871)

ß

famille de Bonnaire (Mariage en 1807)

 

2- Jeanne Claire Fausta de PERSON

(Chartres 1845-Chartres 1929)

sans postérité

3- Claire Sophie Henriette Charlotte .de PERSON (Chartres 1850-Paris 1923) épouse à Paris en 1875 Natalis Bell (1850-1914)

ß

Georges Bell 1877-1955 Officier de Marine

ß

Geneviève Bell ó

Jean Marie Casal :

 

Page web dédiée : Clic

1- Marguerite Marie de PERSON

(Jurançon 1872)

Sans postérité.

2 – Pierre Marie Théophile de PERSON (Jurançon 1874) dcd à 14 ans.

3- Pierre Marie Charles de PERSON  (Jurançon 1875)  

militaire

2 fils

 ß

4- Maurice  de PERSON (1877) Ep. Léontine  Fortier A Blois en 1914.

sans postérité

5- Vital Marie Jacques de PERSON (Blois 1884) 

médecin  militaire

 

2 fils 

ß

   Page web dédiée : clic

 

1- Jean de PERSON.

 

Page web dédiée : clic

2- Maurice de PERSON

 

Sans postérité.

 

 

1- Paul de PERSON. (médecin)

 

 

3 fils 

ß

2- Pierre de PERSON. (médecin)

 

 

 

2 fils ; 2filles 

ß

Militaire : Chef d’escadrons

 


 

 

 

CONTINGENCES MILITAIRES DURANT LES 2 DERNIERES GUERRES MONDIALES :                     

 

 : Première guerre mondiale : PIERRE ET JACQUES

 

Pierre : portrait et texte issus de la planche N° 015 du supplément du journal « l'Illustration » du 13 mars 1915     Clic

Pierre et Jacques, les 2 frêres

Entre les deux guerres :  Pierre et Jacques, Suzanne, Pierre et Paul.

 

Sur la carrière militaire de Pierre :

Colonel d’infanterie, Saint Cyr (promotion Grandes Manœuvres), École de Guerre. Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre.

En 1913-1914 attaché auprès de l’État Major de Marseille :

En 1914 au 38 ème régiment d’artillerie :  clic :

« Journal de marche  : Le 14 août 1914, les 3è et 4è groupe se mirent en position à la sortie de Serres. Le 1er groupe aux lisières de Bathelémont-Bauzémont exécutait des tirs sur le bois du Haut-de-la-Croix, sur des batteries allemandes. D'après le témoignage d'officiers d'infanterie, 2 batteries allemandes furent atteintes. Récit confirmé le 15 par le Capitaine de PERSON de l'Etat Major de la 29è Division qui raconta que l'infanterie se mit à applaudir. … Le 38è RAC participa aux combats de Mont-sur-Meurthe, Blainville, et Hériménil. Refoulement de l’armée bavaroise au-delà de Lunéville. »

En 1918 délégué auprès du général WEYGAND à Varsovie.

En 1921 nommé au Ministère de la Guerre.

En 1922 chef d’État Major à Grenoble. Commande à Sathonay le 28 ème régiment de Tirailleurs Tunisiens

 

 

 

2 : Seconde guerre mondiale  :  JEAN MARIE ; PIERRE ET PAUL :

 

 

Paul et Pierre de Person, médecins, démobilisés en 1940

Jean Marie à Londres en 1942 après son évasion

Jean Marie à Blois en 1945

A « la Butte » en mars 1945 : Paul, Jean Marie, Jean,  Suzanne et en dessous Jacques  et Jacques

Jean Marie sous le cèdre

En raison de ses activités militaires durant la guerre, Jean Marie de Person fait l’objet d’une page web spéciale :

Fait prisonnier à Vanneau le Châtel le 13  juin 1940 ; S ‘évade de l’OFLAG DII en Poméramie le 1er février 1941 ; Mais fait de nouveau prisonnier, cette fois de URSS le 3 février 1941 est transféré au camp de Katyn ; Libéré lors de l’invasion de la Russie par l’Allemagne ; Embarque à bord de l’Empress of Canada à Archangesk le 31 août 1941 à destination de Londres, via le Spitzberg et Glasgow ; Commande le camp de formation des Forces Françaises Libres à Camberley ; Reprend le combat avec les FFL du Moyen Orient à partir du Caire en 1943 ; Puis intégré à Tamara au Maroc dans la 2ème D .B. du  général Leclerc, rejoint l’Angleterre, où il se marie ; participe avec la 2 ème D.B. au débarquement de Normandie, à la libération de Paris, aux combats de Dompaire et de Strasbourg en novembre – décembre 1944 ; Puis, sur le terrain de la libération de la « poche de Royan », est tué d’un éclat d’obus allemand aux côtés du général Leclerc le 15 avril 1945.

 

 

PAUL :

Paul en 1938

médecin à l’hôpital Bicêtre vers 1938.

Paul et Pierre devant la chapelle de La Garoupe, 1940

Paul en chambrée militaire

La Butte sous la neige

Paul : Mobilisé le 1er Septembre 1939 puis affecté comme médecin d’un « Groupe de Reconnaissance », qui fut décimé : Pour cette raison, devenu le plus haut gradé de son groupe, il en prendra la tête.

Démobilisé à Vars ; 05560 (Hautes Alpes) le 27 Juillet 1940 ;

Thèse de médecine en 1943 : « L’ozone, ses principales applications thérapeutiques, ses indications en stomatologie » : clic

Affecté le 19 Avril 1945 à la 5ème SIM à  la Chapelle Saint Mesmin (45) ; et démobilisé le 5 Août 1945 ; Promu médecin lieutenant le 13 Août 1945.

 

PIERRE :

Chapelle de La Garoupe 1940

(Mariage de Paul)

A La Garoupe

Club Ambroise Paré 1980

Voyage en Chine

Aérodrome de Briare 1980

Pierre : Mobilisé le 1er Septembre 1939,  affecté comme médecin au P.R.3 artillerie armé ;

Démobilisé le 3 Août 1940 par le centre de Réquista (Aveyron) ;

Incorporé le 20 Juillet 1945 à la 14 ème SIM et démobilisé le 30 Novembre 1945 ;

Thèse de médecine en 1948 : « La méthode de Philips et Van Slyke en chirurgie »

Nommé médecin commandant le 17 Mars 1965.

 

 

 

MARACHI   LA VAYSSIERE :

 

Simone Séguret 

épouse

Chamsi ( Chams-ed-dinmarachi

 

Doctorat en médecine à Paris

Puis à New York

 

Téhéran - Février 1939.

La Vayssière

 

3 enfants

ß

 

 

 

1 Brigitte

2 Denis

3        Jean Paul marachi. (psychiatre), Fairfield (New York), U.SA. 

ß

 

 

 

Danielle Grace Marachi 

épouse Charles Nathan Walker . (médecin) (Église St. Pie X, Fairfield)  (New York Times 20 Avril 2008).

3 enfants

ß

 

 

 

 

 

FAMILLE CROC : Deux drames de guerre en 1917 et 1918 ajouteront encore aux malheurs des décès des aînées :

 

Vital Marie Louis de PERSON (1805 – 1847) et Rebecca FITZ SIMON

ß

 

Isabelle Charlotte de PERSON

Tours 1835 - 1857 Brignognan (29) Dcd à 23 ans en couches de Pierre.

ß

Et  Théodore Marie CROC Né vers 1827.

 Notaire à Plounéour Trez (29)

 

Pierre Marie CROC 1857 - 1911. (Parrain : Pierre Marie Gabriel BAROILLET, (médecin) 50 ans. )

Marié en 1885 Dcd en 1911 d’un accident de cheval. Lesneven (29)

ß

 

 

Isabelle CROC 1887 –1974

épouse à Brest

René LOUBOUTIN

 

ß

Médecin Marine Nationale

Jeanne CROC 1886 Dcd à 17 ans en 1902

Marie CROC

Dcd en 1908

Henri CROC

1890-1918 (Dcd guerre de 1914-1918)

Margueritte Marie CROC

1892 – 1975 religieuse.

Louis CROC

1893 - 1985

Paul CROC

1899-1917 (Dcd guerre de 1914-1918)

 

FAMILLE BELL - CASAL :

 

Claire

de PERSON

Epouse

ß

Natalis BELL

 

Georges BELL (Officier de Marine)

Épouse

ß

Suzanne BALDINI

 

Geneviève BELL

Archéologue

Épouse

en

1928

Jean- Marie CASAL

Archéologue (Troyes 1905 – Antibes 1977) Archéologue : clic

 

 

Villa Les Jumelles à La Garoupe

 

Chapelle de La Garoupe

Paul , Ginette et Jean Marie CASAL

OUVRAGES ET ARTICLES PRINCIPAUX de Jean Marie Casal :  Conservateur au Musée  Guimet - Paris (cf. page dédiée : clic)

 

Fouilles de Virampatnam – Arikamedu, Paris 1949.

Fouilles de Mundigak, Mémoires de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan, tome XVII, Paris, 1961.

Fouilles d’Amri, Paris 1964.

Nindowari – A Chalcolithic Site of South Baluchistan, Pakistan Archeology, Vol. 3, 1966, pp. 10 – 21.

La civilisation de l’Indus et ses énigmes, Paris 1969.

Excavations at Pirak, West Pakistan, South Asian Archeology, Vol. 1, 1973, pp. 171 – 180.

En collaboration avec Geneviève Casal:

Site urbain et sites funéraires des environs de Pondichéry, Paris 1956.

 

J.F.Jarrige Conservateur au Musée  Guimet - Paris

 

SITES INTERNET ET FAMILIAUX :

 

1.      Travail universitaire à l’université de Nanterre sur l’histoire de l’Algérie : Maxime de Person : « Kennedy et l ‘Algérie » : clic.

2.      Travail de Mathieu de Person : Guitare et Pédagogie : clic.

3.      Amicale des descendants de Nicolas Chaumont et familles apparentées (Association Loi 1901) : Pour les travaux suivants, merci à Pierre Yves Leclerc

Ø                 http://adncfa.free.fr/portraits/index.htm

Ø                 http://adncfa.free.fr/descend/alen.htm

4.      Site "Généanet" 

 

 


 

Recherche sur le patronyme « de PERSON » :

Le patronyme « Person » est répandu dans la partie « langue d’oïl » de la France. Il a donné lieu à beaucoup d’élucubrations, en partie du fait que « Person » a pris le sens de « recteur » en breton, et voisine avec « pearson » en anglais, avec le même sens. On en a alors rapproché « Peterson » qui signifie clairement « fils de Pierre ». En réalité, il est  très difficile d’associer « Per » ou « Pier » qui n’a rien d’anglais avec le mot anglais « son » qui signifie « fils ». C’est plutôt le mot « pearson » dans son sens religieux qui viendrait du « person » ecclésiastique lui même venu du latin. Il en va de même de « Pierson ».

Le sens de « recteur, pasteur » ecclésiastique ne peut qu’être récent.

Il est beaucoup plus logique de recourir au latin « personna » pour expliquer le mot « person ». « Personna » signifie en latin « personnage », « personne » au sens de « quelqu’un »,  à partir de l’idée de « rôle », «  représentation » et de « masque » au théâtre. Cela correspond tout à fait à la « fonction » concernant les ecclésiastiques.

D’ailleurs, pourquoi aurait-on employé, pour désigner une fonction ecclésiastique d’obédience latine, un vocabulaire anglais populaire, et dont le sens serait opposé à celui de la vocation non héréditaire de la fonction chez des dignitaires ayant fait vœux de célibat (avant le protestantisme).

Et on voit mal pourquoi une formulation populaire -  dont on connaît le penchant habituel pour le concret dans le dire -  aurait ici imaginé une filiation symbolique, arbitraire et approximative.

La question de l’accent est essentielle dans les étymologies.

Dans « personna », la syllabe « son » est longue. Elle porte donc l’accent tonique, lequel devient accent d’intensité dans les langues romanes.

On sait enfin que la « langue d’oï », contrairement aux langues d’oc en général et aux  autres langues romanes, a fait tomber tout ce qui se situait après l’accent tonique du latin. (Ainsi « amicus » accentué en « mi » devient « ami » en français).

« Person » est donc l’évolution populaire la plus normale de « personna », (mais, initialement, avec la sonorité du « n » en « onne », sans la nasalisation en « on »).

Le mot, dans cette forme populaire, voisine avec « personnage », à forme longue et plus savante, dans des sens voisins, initialement pour désigner « le représentant ecclésiastique ».

La sonorité latine a été conservée de plus près dans la prononciation « personne » qui a pris deux autres sens, de « quelqu’un » et de « aucun », en apparence contradictoires, mais possiblement compréhensibles (à partir du sens latin) : «  - Qui est là ? - Personne ! = une représentantion. ». Ce sens en français est récent.  Il y a peut-être d’autres explications non encore étudiées.

On se souviendra d’ailleurs comment « res » qui signifie « chose » devient aussi « rien ».

Quant aux genres variés de « person » et « personne », ils ne nous étonneront en rien si l’on se souvient que les genres latins ont été redistribués avec la plus grande fantaisie dans les langues romanes, et que « personna » pouvait ressembler aussi bien à un féminin singulier qu’à un pluriel neutre.

« Pierson » peut s’expliquer par la volonté de recréer un faux accent tonique au niveau de la première syllabe - que l’on faisait alors diphtonguer (« je tiens » - « nous tenons »), comme c’est le cas aussi en anglais dans le mot « pearson ». C’est évidemment un éloignement du latin.

Les accents toniques recréés brouillent les cartes : Par exemple, si l’on prononce « Valparaiso » à la française, en accentuant le « » final, on ne reconnaît plus la « Vallée du Paradis », qui est bien plus évidente avec l’accent espagnol qui est sur le « ï ». En effet, il y a peu de différence phonétique entre « paraïso » accentué en « i » et paradis, accentué aussi en « i ».

On ne peut guère remonter davantage dans l’étymologie :

Le « dictionnaire étymologique du latin »  de A. Meillet (Ed. Klincksieck  Paris 1985) fait dériver le mot directement de l’étrusque « φersu ». L’étrusque fut parlé – ou écrit -  jusqu’en « Narbonnaise », mais reste une langue pleine d’inconnues, (clic) que l’on ne peut rattacher avec certitude à aucune famille de langue connue.

Le mot « personna » latin ne fait, en effet, partie d’aucune famille de vocabulaire européen.

Le même dictionnaire note l’évolution des sens de « masque de théatre » à => « rôle attribué à ce masque, caractère, personnage  »,  à => « honneur, dignité » en bas latin, et enfin au  sens ecclésiastique.

Ce même ouvrage argue de ce que « personna » n’a jamais eu le sens de « figure, face » pour le différencier dès l’origine de « prosopon »  en grec.

Quoi qu’il en soit, Pierre Louis est devenu en 1820 le premier porteur du patronyme « de Person » en France

 

 

Ascendance de Pierre Louis de Person.

 

Ø      Côté Famille PERSON

 

entre 1690 et 1695 Marc 2 PERSON (+ 1734<<1741 x 25/02/1715)  et  Marguerite GILLET †/1741(+ < 08/1741) mariés en la paroisse de Saint Denis le 22 Février 1715.

ß

Pierre PERSON, Chevalier de Saint-Louis  (1730 - 1804)

 

  • 1730 Né le 13 Février 1730 à  Amboise – 37,  Élection du dit lieu, Généralité de Tours.
  • Fils de Marc Person,  « maître drapier », et Margueritte Gillet sa légitime épouse, domiciliés à Amboise, paroisse de Saint Denis.
  • 1730 Baptisé le 14 février 1730 - Amboise, Paroisse Saint-Denis – 37 : Ses frères Marc et sœur Margueritte sont respectivement désignés ses parrain et marraine.
  • 1748 Il est blessé à Maastricht.
  • 1766 Bénéficie de 150 Livres en appointements de retraite sur l’extraordinaire de Guerre qui lui ont été accordés le 25 Octobre 1766, en considération de ses services ; dont il lui est du 6 mois échus le 1er Juillet 1779, et en qualité de porte drapeau au régiment de la Couronne. La pension sera réduite : 8 nov 1778, 1er Janvier 1779, 1ER Juin 1779, par réduction de 1/10 m etc.)
  • 1766 le 24 nov. 1766, un mois plus tard, âgé de 36 ans, il épouse Françoise DUMONT  le 24/11/1766 qui, mineure, a le consentement de ses parents.

(mariage célébré dans la chapelle de Chanteloup, dépendante d'Amboise Saint-Florentin, bans publiés aussi à Amboise Saint-Denis. témoins : François PERSON †1766/ , Jean BENARD †1766/ , Marguerite PERSON †1766/ , Bonnaventure DUMONT ca 1716-1793/ , Françoise RIBOT †1766/ , Ambroise RIBOT, Ecuyer †1787 , Monique DUMONT ) Une signature F. RIBOT de témoin non dénommé(s) ... peut-être Louise Françoise RIBOT x 1755 Bernard GILLET ?

 

  • Puis se transporte à Pithiviers, « exempt de la maréchaussée » au moment du baptême de Pierre Louis. Il semble d’ailleurs qu’ils n’y soit pas restés très longtemps. Il revient à Amboise. Mais au moins deux de ses enfants naîtront à Pithiviers.
  • 1767 Naissance de leur fille aînée.
  • Autres enfants ensuite.
  • 1779 Sous lieutenant de la Maréchaussée à Amboise où il demeure ;
  • Capitaine de cavalerie, Aide-Major de la place de Lille,
  • Chevalier de saint Louis. Ancien porte drapeau au régiment de la Couronne.
  • 1804 le 27 Décembre - le 6 Nivôse an XIII - Décède en la citadelle de Lille, âgé de 75 ans et 10 mois, au grade de capitaine-adjudant major de première classe. Son épouse Françoise a 60 ans

 

 


Autres enfants de Pierre Person, frères et sœurs de Pierre Louis PERSON :

 

1767  Françoise PERSON, 1769-1839 sœur aînée de Pierre Louis née à Pithiviers en 1767.

Elle ( ?) épousera  à Issoire Yves GAULTHIER , Officier Défenseur  à Amboise et aura deux fils militaires.

1770 Monique PERSON 1770  née en 1770 épouse Nicolas LOUVENT. L’un et l’autre décèderont à Saint Omer.

Ils auront plusieurs enfants : Deux naissent  en 1796 et 1798 à Petite Synthe dans le département du Nord.

Un autre, Henri Prudent LOUVENT, naît à Nieuport (Belgique) et deviendra général de brigade (Nieuport 1812 - La Rochelle 1885).

1772 Jean Prudent PERSON 1772 né le 10 Avril 1772 à Château-Renault qui décède le 27 Juin 1803 à Matance, à la Havane, sans alliance.

1773 Emmanuelle Sophie PERSON 1773 naît le 6 Août 1773 à Château-Renault

1775 Marie Rosalie PERSON 1775  naît le 17 décembre 1775  à Château-Renault

1778 Joséphine Sophie PERSON qui épouse M.  GAUTHIER, Greffier à Issoire. Aura 2 ou 3 filles (dont Zélie Gauthier demeurant à Issoire en 1875)

Zélie PERSON épouse M. Chenevieux  et  aura un fils, Emile Zélie.

Source Théophile Philadelphe PERSON : Un Monsieur Emile CHENEVEIX ( du 45 rue de la Folie Méricourt) lui aurait écrit qu’il était le fils de Joséphine GAULTHIER

2 sœurs auraient épousé 2 GAULTHIER, 1 a épousé un M. BEAUDICHON (?), 1 a épousé M. LOUVENT (Général), Une est morte sans enfants.

 

 

Ø      Côté famille DUMONT (et famille RIBOT de la mére de Françoise Dumont)

Les parents de Françoise DUMONT sont Bonaventure DUMONT et Françoise RIBOT, mariés à Amboise en la paroisse de saint Denis en 1746.

Françoise DUMONT, certainement très jeune, mineure, et se marie avec le consentement de ses parents. Elle vivra encore au moment du décès de son fils Pierre Louis en 1839.

Deux faits apparaissent ici importants :

o       Premier fait, Ambroise RIBOT, frère de Françoise Ribot, mère de Françoise Dumont, est intendant à Amboise de Monseigneur le duc de Choiseul.

o       Second fait, Françoise Dumont est très jeune au temps de son mariage, ce dont il résulte que son oncle ci-dessus nommé sera relativement contemporain de son fils Pierre Louis PERSON, d’Isabelle Adélaïde ALEN et de CHOISEUL.

 

 

 

Ø      Côté ALEN (père de son épouse) et BEHAGUE (mère de son épouse)

Alliance

En 1803, âgé de 34 ans, Pierre Louis  PERSON (1769 1839) épouse à Amboise Isabelle Jeanne Adélaïde ALEN âgée de 30 ans.

 

Famille d’isabelle Jeanne Adelaide ALEN

Saint Germain en Laye :

Jacques II Stuart, ( Londres 1633 Saint Germain en Laye 1701), cousin germain de Louis XIV, fils du roi Charles 1er décapité en 1649, et de Henriette de France, fut le dernier monarque catholique de Grande Bretagne, de France  (seulement en titre), d’Irlande  sous le nom de Jacques II, d’Ecosse, sous le nom de Jacques VII : Il régna de 1685 à 1689.

Après n’avoir régné que 3 ans et perdu le trône d’Angleterre, lors de la « Glorieuse Révolution », il  se réfugia en France à Saint Germain en Laye.

Il était accompagné par de nombreux partisans, appelés « jacobites », catholiques, en majorités irlandais, refusant de servir Guillaume d’Orange, protestant (Les « williamites »).

Beaucoup de jacobites s’installèrent à Nantes ; d’autres à Saint -Germain en Laye, et certains à Amboise.

Le corps de Jacques II sera embaumé en l’église Jacobite de Saint Germain en Laye.

Diocèse de Tours :

Le père d’Isabelle Jeanne Adélaïde ALEN, née à Amboise le 5 Septembre 1771 était Luc ALEN (15 Avril 1722 - 1785) Seigneur de Saint Wolston,  Chevalier de Saint Louis, presque exact contemporain de Choiseul (Nancy 1719 – Chante loup. 1785 ), et comme lui amboisien d’adoption Saint Germain en Laye

 

 John ALEN John Alen (1476-1534) was an English canon lawyer, Archbishop of Dublin, and Chancellor of Ireland. clic

“Few families can show a more ancient lineage than that of ALEN, of St. Wolstans (Alen, of St. Wolstans, is the oldest family of the name settled in Ireland.), deriving in direct and unbroken male descent from one of the companions in arms of the Conqueror, whose name is enrolled at Battle Abbey, and still fewer have allied with more distinguished and ennobled houses. (The Alens derive, throught female descent, from the royal line of Plantagenet.) From a pedigree drawn up by SIR WILLIAM HAWKINS, Ulster king of arms, and duly recorded in the Herald's college, the following account of this family is chiefty taken.”

 

Saint Wolstan clic   (=> Saint Wolston en France, nom probablement volontairement conservé par les immigrés irlandais, lors de leur arrivée en France : Cf. document en note de bas de page [5])

 

 

 

« 

St Wolstan’s, near the site of the ancient Abbey of St Wolstan’s described by Mervyn Archdall in his "Monasticon Hibernicum" in 1786 was originally a monastery in the Order of St Victor. It was founded c1202 by one of Strongbow’s companions for Adam de Hereford.

It was named for St Wulfstan, Bishop of Worcester, then newly canonised by Pope Innocent III. Before the time of the Dissolution of the Monasteries it had extensive lands in Kildare and Dublin with buildings covering an estimated 20 acres[29].

It was the first Irish Monastery to be dissolved when Sir Gerald Aylmer of nearby Lyons (d. 1559).

It became the home to the ill fated Lord Chancellor and Archbishop of Dublin John Alen (1476–1534). St Wolstan’s and the Archbishop’s cousin, also John Alen, who was master of the rolls, travelled with Aylmer to England in 1536 to receive the bill for suppression of the Irish monasteries.

The act of St Wolstan's, introduced in September 1536 as a special commission of dissolution, assured Aylmer and his fellow chief justice and brother-in-law Thomas Luttrell an annual rent of £4 during the life of Sir Richard Weston, the last prior, while Alen was granted the monastery estates.

The house remained with the Alen family for two subsequent centuries. St Wolstan’s was then home to later Bishops of Clogher (Robert Clayton) and Limerick, a summer resident of the Viceroy in the 1770s, a boy’s school (sold 1809), home to the Cane family for another century and eventually a holy faith girl’s school (1955-1999).

(Note: A new school building was built on the Clane road. The name St. Wolstan's was retained.)

 

Luc Alen . était le fils de Patrice François Alen, chevalier, seigneur de Saint Wolston, Major de la ville de Limerick (Port du Sud ouest de l’Irlande), et de Marie Anne DOWDAL.

 

Cf ; parcours de Barthelemy O’Mahony clic

 

Saint Wolstan ( évêque en 1062 canonisé en 1203 ) mit FIN à  LA VENTE des irlandais comme esclaves en Angleterre.

(Saint Wulfstan (? 19  - 20 January 1095) (sometimes Wulfstan II, also known as Wolstan, Wulstan and Ulfstan), Bishop of Worcester, was the only bishop who maintained his office under William the Conqueror after the Norman conquest. Wulfstan is a Christian saint).

 

Sources et références du tableau suivant : clic

 

Thomas Dillon  lived at Riverstown, Ireland.1

 

Anne Dillon Épouse ohn Alen1    lived at St. Wolstons, County Kildare, Ireland.1  John Alen died on 29 September 1616.1

 

Sir Thomas Alen, 1st Bt.1 ( 1566, - 1626/27)

Sir Thomas Alen, 1st Bt. was born circa 1566.1

He was the son of John Alen and Anne Dillon.1

He married, firstly, Mary Fleming, daughter of William Fleming, 11th Lord Slane and Elinor Fleming, after 1616.1

He married, secondly, Mary Preston, daughter of Jenico Preston, 5th Viscount Gormanston and Margaret St. Lawrence, after 1623.1

He died on 7 March 1626/27, without issue.1 He was buried at Donacomper, County Kildare, Ireland.2

His will (dated 1 March 1626) was probated on 18 April 1627.2
Sir Thomas Alen, 1st Bt. was also known as Allen.
1

He was created 1st Baronet Alen, of St. Wolstons, co. Kildare [Ireland] on 7 June 1622, for services rendered by his great-uncle, Archbishop Alen.1

He was invested as a Knight on 8 June 1622.1
On his death, his Baronetcy became extinct.
2

 

Sir Luc ALEN 1722-1787  (Comte de Saint-Wolstan) soldat.

Il appartenait à une famille bien connue, mais aujourd'hui disparue du comté de Kildare.

La famille Alen :

Cf. document*.pdf : clic 

 

   … La famille Alen était une des plus nobles de l'Irlande. Elle faisait remonter sa filiation directe à Sir Jean Alen, chevalier banneret, qui prit part en 1066 à la conquête de l'Angleterre avec ses deux oncles :

Robert fils d’Hammon, dont la fille unique avait épousé Robert fils d'Henri 1er et

Richard, comte de Corbeil, dont le fils avait pris pour femme Aveline, fille aînée de Robert de Meulan et d'Elisabeth, fille du comte Hugues de Vermandois, fils d’Henri 1er, roi de France (petit fils d’Hugues Capet) …

 

Et aussi sur le Chevalier Jean Alen qui accompagna Guillaume le Conquérant dans son expédition d ‘Angleterre : clic:

Cf. aussi pour Henri 1er : site Geneanet

 

 Le père de Luc ALEN , Sir Patrick Allen de Saint-Wolstan, notable jacobite de ce comté et major-général de l'armée irlandaise., souleva un corps de troupes pour le roi James Il et perdit la plupart de ses terres dans la révolution Williamite.

Son fils, sir Luc, l'un des membres d’une fratrie de vingt et un enfants, émigra en France en 1735, où il entra au régiment irlandais de Dillon en tant que lieutenant.

Après la bataille de Fontenoy, à laquelle il participa, il s’engagea dans le régiment irlandais de Lally avec le grade de major.
En 1757, il accompagna son chef, le général Lally, aux Indes  (Comme adjudant-général)  lorsque cet officier distingué fut nommé commandant de la force expéditionnaire française envoyée pour y lutter contre la puissance anglaise.

Lors de la violente campagne qui suivit, le major Allen se montra un officier efficace dans les nombreux engagements et fidèle à son chef à travers bien des épreuves du commandant irlandais.

Il a été chargé de la prise de Fort Sacramalous, fut le premier à y pénétrer, puis promu commandant en chef en Inde pendant le siège de Pondichéry.

Il fut plusieurs fois blessé et, après la chute de Pondichéry, revint à la France.

 

 

 

En 1762, il épousa Marie Charlotte Adélaïde de Behague de noble famille française, dont il eut cinq filles et un fils : Sir Patrick Luke

Tous les droits de sir Patrick Allen sur ses terres familiales en Irlande lui furent confisqués, en raison de sa participation active contre les Anglais en Europe et en Inde. (Extrait de "Dictionnaire biographique des Irlandais en France», pages 4-5. - traduction. Jacques.de Person).

A la Révolution, Marie Charlotte Adélaïde de Behague devenue veuve Alen, notée pour "aristocrate dans l'opinion publique", fut emprisonnée à Amboise et le domaine de Pintray (Cf. infra) fut déclaré bien national. Cf. Clic

 

Il descendait de sir Jean ALEN, « chevalier, banneret [6]» qui prit part en 1066 à la conquête de l’Angleterre avec ses deux oncles : Robert dont la fille unique avait épousé Robert comte de Glocester, fils d’Henri 1er, et Richard, comte de Corbeil, etc.

 

Luc Alen prit du service en France à l’age de 14 ans comme cadet au régiment irlandais de Dillon, le 12 Mars 1734.

Il fut fait chevalier de saint Louis le 26 Juillet 1757.

 

Son régiment fut désigné pour faire partie de l’armée des Indes.

Le 2 Mai 1757, il embarque de Lorient.

Le 16 décembre 1757 il relâche en « île de France »  (Île Maurice),  qui est sous le contrôle de la France depuis 1715,  et devient Major au régiment de Lally.

Le 28 Avril 1758, l’escadre jette l’ancre devant Pondichéry.    

Cf. « La guerre de sept ans » : 1756 1763 : clic

 

 

 
 
 
 
 
Vandavachy  1760 : Bataille

L’île de France

PortLouis

*  Etablissements français après le traité de Paris, 1763

 

 « Peu clairvoyante, la Compagnie des Indes avait relevé Dupleix de ses fonctions (1754) et l'avait remplacé par un nouveau gouverneur, Godeheu.

Celui-ci signa avec les Anglais le traité de Madras (1754) qui annonçait la ruine des ambitions françaises dans l'Hindoustan.

Le gouvernement français, qui finit cependant par s'inquiéter des progrès britanniques, envoya alors Lally, baron de Tollendal, soldat vaillant mais administrateur médiocre.

 Arrivé à Pondichéry en 1758, il commença par s'emparer de Gondehour et vint assiéger Madras; mais la faiblesse numérique des troupes françaises permit aux Anglais de prendre le contrôle du Bengale tout entier puis de conquérir Karikal (1760).

Assiégé à son tour dans Pondichéry, Lally-Tollendal se défendit héroïquement, mais, vaincues par la famine, les troupes françaises durent capituler (1761).

Rentré en France, Lally-Tollendal fut mis en accusation, condamné à mort et exécuté.

Son fils obtint plus tard la réhabilitation de sa mémoire »

.

Combat naval, Grand Port.

Port Louis après le « traité de Paris »

 

La guerre de Sept ans et ses conséquences atlantiques: Kourou ou l'apparition d'un nouveau système colonial Marion F. Godfroy-Tayart de Borms

La signature du traité de Paris qui clôt en 1763 la guerre de Sept ans ruine définitivement le rêve d'une Amérique française. Souvent, à l'instar de Voltaire, on a considéré que la perte du Canada et de la Louisiane était négligeable, puisque l'on conservait les précieuses îles à sucre. Cette opinion est contredite par un exemple magistral, l'expédition de Kourou de 1763. Cette expédition marque le désir de Choiseul, secrétaire d'État à la Marine, de faire de la Guyane un brillant contrepoint de la domination britannique au nord, et ainsi d'établir ce qu'il nomme « un système d'Europe ». Cette volonté, et les agents qu'il emploie pour la concrétiser, marque ce que représentait, voire ce que pouvait apporter, un premier empire colonial français dont on venait, tardivement, de prendre conscience

 

Revenu en France, Luc Alen se fixe à Calais.

C’est précisément en cette région et en proximité que se trouvent la famille de Béhague.

 

 

Famille de Béhague : clic

En l’église d’Hames Boucres , près de Guîne, il épouse Marie Charlotte Adélaïde de Béhague (1734 1809), fille de Pierre seigneur de Villeneuve, et de Marie Anne Eléonore Genthon.

Le contrat de mariage fut signé le 5 Octobre 1762 .

L’assistait l’état Major de son régiment et le comte de Lally, Michel de Lally, et de nombreux irlandais parents.

Assistaient

Pierre Antoine de Béhague, lieutenant colonel des dragons,

Jacques François Timoléon de Béhague, lieutenant au régiment de Périgord Infanterie., ses deux frères et de nombreux parents ;

 

In : Henry LÉMERY, La Révolution française à la Martinique. Paris: Larose, Éditeur, 1936, 338 pp. Livre téléchargeable !:

BÉHAGUE (Jean-Pierre-Antoine, de), né en 1727, lieutenant-colonel en 1761,

Gouverneur de la Guyane en 1763, brigadier en 1768, lieutenant général en 1791. Nommé à cette époque gouverneur général des Iles du Vent, il quitta la colonie en janvier 1793. Il fut envoyé, par la suite, en Bretagne par le comte d'Artois, mais ne put s'entendre avec Cadoudal. Il mourut en Angleterre.

 

... La Convention, de son côté, n'était nullement disposée à renoncer aux « Iles du Vent ». Elle avait appris - avec l'indignation que l'on conçoit - l'échec de l'expédition Rochambeau et la contre-révolution opérée par le « scélérat Béhague » et le « scélérat Du Buc ». Elle décida aussitôt la mise en accusation de tous les coupables, tant ceux de la Martinique que ceux de la Guadeloupe, où M. d'Arrost avait pris la succession de M. de Clugny récemment décédé, et continuait sa politique...

 

Ceci est sans doute en relation avec l’enfermement de Marie Charlotte Adélaïde à Amboise  durant La Terreur.

Luc Alen fut impliqué dans le célèbre procès intenté au comte de Lally. Qs.

Après 27 mois de captivité à la Bastille, il fut acquitté le 6 Mai 1766 mais Lally eut la tête tranchée.

Louis XVI fit rouvrir le procès le 21 Mai 1778, et sa réhabilitation fut acquise le 23 Avril 1784.

Mais son avancement avait été considérablement retardé, et sa femme qui n’avait cessé de réunir les preuves de son innocence y avait consacré tout l’argent de sa dot.

Il mourut à Amboise le 19 novembre 1787 et y fut enterré.

Il laissait 6 enfants dont 5 filles et un fils, Luc Alen, sous lieutenant  au régiment de Berwick.

Parmi ses filles, Isabelle Jeanne Adélaïde ALEN naît le 5 Septembre 1771 et est baptisée le même jour.

Luc ALEN est alors Lieutenant colonel attaché au régiment de Clare

Les. mêmes régiments seront aussi ceux de son cousin Barthelemy O’Mahony (arrivé en France en 1763 à l’age de 15 ans). clic

Parmi les présents au baptême, parrains et marraines, on retrouve une grande quantité de ces « réfugiés irlandais jacobites ». En particulier :

Le parrain est Jean HOCQUER, écuyer, Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint LOUIS, capitaine d’infanterie, inspecteur général des manufactures. Absent, il est représenté par Maître Nicolas MORRèS, écuyer, chevalier de  l’ordre royal et militaire de Saint Louis, lieutenant colonel d’infanterie, mandaté par procuration passée le 5 Août de la même année, c’est à dire un mois plutôt.

Le soin apporté à ces formalités, à ces présences, à ces représentations, au nombre de personnes mobilisées, à l’immédiateté du baptême, sont propres à indiquer l’importance de cette naissance.

La jeune baptisée deviendra l’épouse de Pierre Louis 30 ans plus tard.

La marraine est dame Isabelle CAMERON de LOCHEIL, épouse du dit sieur Morrès, ci dessus représentant du parrain.

Or, ce Morrès est Irlandais, peut être de la paroisse jacobite de saint Germain en Laye.

Isabelle Cameron de LICHEIL est la fille de l’illustrissime EWEN CAMERON (1629 1719) ayant combattu pour les Stuart. il fut inhumé en France.

On trouve encore mention d’Isabelle Cameron de Licheil dans les archives paroissiales de l’église jacobite de Saint germain en laye.

 

 

Rencontres

Les émigrés irlandais partisans de Jacques II Stuart ont du être assez nombreux à Amboise. Ils ont d’ailleurs aussi été en relation avec Paris et l’ouest parisien.

Ainsi Jacques II a été embaumé à St Germain en Laye en la paroisse « jacobite » de St germain en Laye.

En cette même paroisse est signalé le mariage en 1764 de Isabelle Cameron de Locheil avec Nicolas Morrès.

 

Cf. : Full text of "The parochial registers of Saint Germain-en-Laye ... - [ Traduire cette page ]

In 1764, 5 June, Nicolas Morres, chevalier de St. Louis, formerly Lt. Col., ... is mentioned in an act, as being the husband of Isabel Cameron of Lochiel. ... www.archive.org/stream/parochialregiste02sainuoft/parochialregiste02sainuoft_djvu.txt - 386k - En cache - Pages similaires

           

L’acte de baptême d’Isabelle Adélaïde Alen, en la paroisse Saint Denis d’Amboise le 5/9/1771, mentionne que Isabelle Cameron de Locheil  (née vers 1724) était la marraine d’Isabelle Adélaïde Alen.

Maître Nicolas Morres, son époux, chevalier de St Louis, Lieutenant colonel du régiment de Bulkeley, y représentait le parrain Jean Hoquer, pour cause d’absence de ce dernier prévue un mois à l’avance, et procuration passée.

Isabelle Cameron de Locheil était la fille de Ewen Cameron de Locheil (1629 - 1719), combattant illustre, et de grand lignage, pour la cause catholique des Stuart en Irlande . D'autres encore ont fui :« En 1745 Donald Cameron s’échappe en France etc. »

 

1803 : Le 08 Août, âgé de 34 ans, Pierre Louis Person épouse Isabelle Jeanne Adélaïde Alen, à Calais,  en la paroisse ….

 

Une importante « colonie irlandaise » avait donc élu domicile à Amboise, et luc Alen pourra acquérir le manoir de Pintray, près d’Amboise.

Dans le même temps,  Etienne François, duc de Stainville (Nancy 1719 - Chanteloup 1785 ), duc de Choiseul, ministre de Louis XV, s’installe également à Amboise.

Il fit construire le château de Chanteloup  en 1775 que l’on l'appelait « le petit Versailles ».

Le château fut détruit en 1823 par la « Bande Noire », et il ne reste du château que « La Pagode » que l'on peut encore visiter et qui fait partie du patrimoine Amboisien.

Cette demeure tant aimée sera un fastueux de rencontres et de réception.

Le duc de Choiseul a beaucoup marqué Amboise. Il fut ambassadeur et secrétaire d'état de Louis XV aux affaires étrangères.

On a vu aussi que sieur Ambroise Ribot oncle maternel de Françoise Dumont, mère de Pierre Louis Person, était intendant de Choiseul à Amboise.

 

.

"Pintray", propriété vendue par Choiseul à Luc Alen après son mariage, est à Lussault sur Loire, route de Saint-Martin-le-Beau, près d'Amboise

 

            Ainsi peut-on imaginer très probable que les trois personnes :

o       Luc Alen, officier de Marine de célèbre lignage, s’étant illustré dans les Indes,

o       Pierre Louis Person, en particulier par l’entremise d’Ambroise RIBOT, intendant de Choiseul à Amboise et oncle de sa mère

o       Choiseul lui même par les réceptions qu’il accordait en son « Chante loup »

se soient parfaitement connus

 

En 1803, à l’époque du mariage de sa fille, Charlotte Alen,  la mère d’Isabelle Alen, âgée de 69 ans était veuve.

Sa  fortune, on l’a vu et l’avancement de feu son époux avaient été ruinés par deux injustes procès qui s’étaient achevés par deux non-lieux pour lui, mais Lally Tollendal eut la tête tranchée place de Grève.

Enfin elle-même, Charlotte Alen - de Béhague, avait été emprisonnée durant la terreur.

 

 

 

Pierre Louis de Person est anobli par Louis XVIII  :

 

            Titres et Honneurs :

ü                                                     Ecuyer du roi

ü                                                     Officier de la Légion d’Honneur

ü                                                     Colonel en retraite

 

1820    Pierre Louis PERSON est anobli par Louis XVIII en 1820 ( Ordonnance du 10 Mars et Lettres Patentes du 14 Avril) :

- Ordre royal de la Légion d’Honneur Série 4, N° d’ordre 651.

-         LOUIS XVIII nomme : Pierre Louis PERSON, Ancien major d’artillerie de Marine, Sous-inspecteur aux revues, Employé à Albi (Tarn), Officier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur, pour prendre rang parmi les officiers, à compter du 1er Novembre 1814 ( ?), et jouir du titre d’officier :

-         Il est inhumé au Cimetière des Ursulines à Amboise. 

 

« Voulant donner un témoignage de notre bienveillance au Sieur Pierre-Louis PERSON, ancien Major d'Artillerie de notre Marine et Sous-Inspecteur aux revues, Officier de notre Ordre royal de la Légion d'Honneur et Chevalier de notre Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, Nous l'avons par notre Ordonnance du 10 Mars dernier [1820], décoré du titre de « noble ».

   En conséquence et en vertu de cette Décision, ledit sieur Person, né à Pithiviers, Département du Loiret, le 11 mai 1769, désirant profiter de la faveur que nous lui avons accordée, s'est retiré par devant notre Garde des Sceaux, Ministre, Secrétaire d'Etat au Département de la Justice, à l'effet d'obtenir nos Lettres Patentes nécessaires pour jouir de son titre et en faire jouir ses descendants.

   A ces causes, nous avons, de notre grâce spéciale, en pleine puissance et autorité royale, anobli, et, par ces présentes signées de notre main, anoblissons, ledit sieur Pierre-Louis PERSON; voulons qu'il soit censé et réputé « noble », tant en jugement dehors que, ensemble, ses enfants, postérité et descendants mâles et femelles, nés et à naître en légitime mariage, que, comme tels, ils puissent prendre en tous lieux et en tous actes la qualité d'Ecuyer, et jouir des rangs et honneurs réservés à notre noblesse, et qu'ils soient inscrits en cette qualité aux registres ouverts à cet effet par notre Commission du Sceau.

« Permettons au dit sieur PERSON, à ses enfants, postérité et descendants, de porter les Armoiries timbrées telles qu'elles sont désignées et figurées aux présentes et qui sont :

"De gueules[7], au Canon d'or en barre, traversé en bande d'une Ancre d'argent et brochants l'un et l'autre sur une Epée d'argent montée d'or, la pointe basse; Chef d'azur chargé d'un Chevron d'Or accompagné de deux Etoiles d'argent; l'Ecu timbré d'un casque taré de profil orné de ses lambrequins."

Mandons à nos amis et pieux Conseillers en notre Cour Royale d'Orléans - dans l'arrondissement de laquelle ledit sieur PERSON est domicilié, de faire enregistrer les présentes après avoir reçu de l'impétrant le serment de fidélité à notre personne et d'obéissance à la Charte Constitutionnelle et aux Lois de notre Royaume, lequel serment sera consigné à la suite de l'enregistrement des Lettres Patentes, et d'en envoyer copie à notre Commissaire au Sceau. Car tel est notre bon plaisir. 

Et après que la chose soit ferme et stable à toujours, notre Garde des Sceaux de France y a fait apposer, par nos ordres, notre Grand Sceau, en présence de notre Commission du Sceau ».

 

Donné à Paris, le 14 ème jour d'avril de l'an de grâce 1820, an de notre règne le 25 ème. Signé : Louis . juin 1820.

Le Greffier en Chef, signé : Bardou (ou Vu au Sceau : Pour le Garde des Sceaux, le Pair de France sous-secrétaire d'Etat au Département de la Justice, chargé du Portefeuille du Ministère Comte Portalis.

Par le Roi : Pour le Garde des Sceaux, le Pair de France sous-secrétaire d'Etat au Département de la Justice, chargé du Portefeuille du Ministère Comte Portalis.

Ordonnance du 10 mars 1820, Lettres Patentes du 14 avril 1820 : Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous présents et à venir, Salut.

Enregistré à la Commission du Sceau, Registre IV, folio 441.

Le Secrétaire Général du Sceau. Signé : Cuvillier.

 

 

Décès Tombe et Descendance de Pierre Louis de Person :

 

Décède à Amboise le  05/05/1839, avant sa mère, et est inhumé à l'ancien cimetière des Ursulines situé à côté de l'hôpital.

o       Isabelle Charlotte Marie Anne Person, an XII au nom de Isabelle Charlotte Marie Anne Person

o       Louis Marie Vital Person, né le (25 Frimaire an XIV  à Colmar fils de Pierre Louis Person, âgé de 36 ans, capitaine, commandant au 2ème régiment du Corps impérial et royal des troupes d'artillerie de la Marine et de son épouse Isabelle Jeanne Adélaïde Alen.

Théophile Philadelphe Person, 1809 à Lorient, qui habitera Chartres, puis deviendra juge honoraire au tribunal de la Seine. Chevalier de la Légion d’Honneur

 

 

EPILOGUE :

            Le tableau familial met en évidence un nombre élevé des vocations  militaires, puis un passage vers les vocations médicales, peut-être initié à l’exemple du docteur Baroillet.

.           Chacun sait que les engagements professionnels témoignent souvent de continuités familiales. Alors pourquoi un passage de militaire à médecin ?

Certes, il est de constater que Vital Marie Louis, père de Paul Eugène Georges, militaire, est décédé alors que son fils n’avait qu’à peine plus de 5 ans, et que c’est Pierre Baroillet, médecin, cette fois, qui ensuite eut pour lui la fonction de père, et donc de grand père pour Vital Marie Jacques, premier médecin de la famille, mais encore militaire, puisque médecin militaire ...

A priori J’aurais plutôt imaginé que tout opposait le médecin au militaire. En fait, l’idée que le militaire tue et que le médecin soigne n’est qu’une caricature naïve !

En réalité, de nombreuses dispositions profondes rapprochent les vocations militaires et médicales : Un même engagement au service de l’autre, la nécessité de prendre des initiatives aux conséquences immédiates et considérables, les enjeux étant souvent les vies elles-mêmes, etc.

Pour le militaire, « l’autre » est un grand nombre, et même le destin du pays, alors que pour le médecin, il est une somme de particuliers.

Mais, grandes et partagées sont les satisfactions recueillies dans les deux cas lorsque le malheur est évincé[8].

Plus profondément, dans les deux cas, il importe de rechercher les causes du mal, et la prévention en reste le meilleur traitement « Si vis pacem para bellum ! »

Finalement, les biographies que nous avons voulu évoquer– d’un façon chaleureusement familiale – des trois personnes, que furent Pierre Louis de Person, Vital Marie Jacques de Person, et Jean Marie de Person, couvrent l’ensemble d’une période qui va de 1769 à 1945, c’est-à-dire -  bien indépendamment d’une petite famille qui la traverse -  période qui va à peu près de « l’apogée du rayonnement de la France en Europe et dans le monde[9] » à un « déclin avéré en 1945 ».

            Le mauvais sort frappa à la fois la France et toute l’Europe, y compris l’Angleterre : Les destins des « ennemis » étaient liés !

            Quelles sont les causes de toutes ces guerres qui ont dévasté l’Europe ?

Pourquoi ont-elles été des guerres totales, et à divers degrés mondiales, surtout à partir de 1792, au point que l’on pourrait parler de « l’embrasement européen 1792-1945 » après les répétitions d’outre-mer (« guerres coloniales » et « guerre de sept ans ») ?

La période fut entrecoupée de paix : Mais « la paix du congrès de Vienne de 1815 », appuyée sur les équilibres des peuples aura duré 100 ans, alors que la paix du « traité de Versailles » inspirée par « l’idéologie » du président Wilson, celle de la « Société des Nations », n’aura duré que 20 ans.

L’histoire démontre aussi combien ce qui est perpétré au dehors peut revenir au dedans.

Dès 1850, Tocqueville avait bien pressenti que les U.S.A. et la Russie se partageraient le monde.

Il n’avait pas prévu le poids du pétrole, l’importance des nouvelles démographies - beaucoup trop négligées, au point qu’une étude ancienne et détaillée reste difficile à trouver - et que l’affrontement des nouvelles puissances pourrait mener le monde à mal et elles mêmes, à leur tour, au déclin.

Mais il est aussi des jours où la « puissance » ne sert à rien : Aucune bombe n’a jamais fait pousser un brin d’herbe !

Et pour les « équilibres » de tous ordres, mieux vaut compter sur les brins d’herbe que sur les chasseurs de lapins !

Un bilan reste difficile à dresser, en réponse à la question essentielle au nom de laquelle on prétendit construire l’histoire de cette période :

Qu’en est-il des « bienfaits » apportés à une « humanité » qu’elle a déclarée « suprême », mais que l’on aurait autant de mal à définir par ses « droits », que de justifier « ses droits » par l’entité qu’elle serait ?

 

 

Fin de la page web.

 

 

 

 

 



[1] Mais Bonaparte (1769 – 1821) n’aura pas l’heur de devenir marin :

La Marine de Louis XVI :

Bonaparte aurait cherché une ou plusieurs fois à embarquer, mais se serait vu refuser d’embarquer avec La Pérouse en 1784 ou 1785, au prétexte qu’il n’était pas « un savant ». Dans cette « course à la science » d’alors, l’expédition d’Égypte de 1798 pourrait alors apparaître comme une compensation.

Il est difficile de retrouver des précisions peu connues, et qui n’ont d’utilité que d’évoquer de ces hypothèses qui auraient, de fait, pu transformer le destin de la France, du fait d’une vocation différente ou d’un autre discernement maritime de celui qui deviendra Empereur de français.

On sait en effet que la politique maritime de Bonaparte ne fut que successions de désastres. Il n’est pas sûr d’ailleurs qu’il en portât la responsabilité, car la marine française avait été quasiment détruite au cours de - et par - la Révolution, en équipages comme en matériels :

Le désastre de Trafalgar (Cadix), le 21 Octobre 1805, dont la France ne se relèvera jamais – en dépit d’occasions peut-être, manquées, comme celle de cette fulgurante proposition « d’union franco-britannique » de Churchill le 16 Juin 1940, imaginée peut-être pat jean Monnet, aussitôt présentée à Bordeaux par de Gaulle au tout nouveau gouvernement Pétain qui la refusera - se jouait en réalité 15 ans plus tôt.

L’apogée de la Marine française pourrait avoir été atteinte en 1790.

Dès 1791, le comte de La Luzerne ministre de la Marine devait démissionner. Cf. infra.

Selon l’expression d’Éric Tabarly, « la dernière grande marine de la France fut celle de Louis XVI ! ».

 

Après les destructions imputables à la Révolution, la France perdait en 1805 le meilleur de ce qui lui restait encore de sa Marine.

Après 1810 , il n’en restait plus rien.

Les conséquences en furent considérables et définitives (coups portés à la place de la « francophonie » dans le monde etc.).

C’est la Marine de Louis XVI qui avait permit de gagner leur indépendance aux États Unis. De ce point de vue, le règne de Louis XVI – si critiqué pour son inconstance - n’avait pas été totalement exempt de sagesse et de modernité, après la calamiteuse fin du règne de son grand père.

Mais Napoléon ne put que perdre nos meilleurs possessions d’Outre-Mer et rendit une France plus petite qu’il ne l’avait trouvée. (pertes d’Haïti, de la Belgique, de la Savoie, Nice, etc .)

Or, le déficit en marine dont nous souffrîmes alors ne fut pas « l’exception », mais la « règle » d’un mal chronique :

Citons Etienne Taillemite :

« L'un des traits les plus permanents de notre histoire est bien une extrême méconnaissance des Français, à presque toutes les époques, de l'importance des espaces maritimes et du rôle moteur des océans dans le développement des civilisations.

Depuis le temps de Philippe Auguste qui, déjà, le déplorait, jusqu'à l'époque la plus récente, nos compatriotes n'ont jamais prêté une attention suivie aux problèmes de la mer et les historiens ne font pas exception à cette règle ... ».

 

Continuons à suivre Etienne Taillemite, In « L'Histoire ignorée de la marine française » Ed. Perrin 1988 :

 « …  De tous les pays disposant de vastes frontières maritimes, la France est probablement le seul où l'existence même d'une puissance navale sera … contestée jusque dans son principe … 

Peu après avoir quitté ses fonctions en 1791, le dernier véritable ministre de la Marine de la monarchie, le comte de La Luzerne, adressait au roi un plaidoyer qui conserve toute son actualité.

Évoquant d'abord le rôle moteur de l'économie maritime et les dangers d'une récession, « quel homme versé dans les détails de l'administration, écrit-il, ne prédiroit pas aussitôt, non seulement que plus de 100.000 matelots, ouvriers des ports, etc., et leurs familles qu'ils soutiennent sont condamnés à mourir de faim, mais que le même sort est réservé à plusieurs millions de citoyens habitans de l'intérieur du royaume et qui ne se sont jamais doutés eux-mêmes que notre navigation fournissoit le seul débouché que pussent avoir les récoltes qu'ils moissonnoient ou les marchandises qu'ils fabriquoient dans nos manufactures ».

Et comme cette économie maritime ne peut prospérer sans protection, il ajoutait :  « Je regarde la France comme condamnée par sa position géographique et par l'excès même de prospérité qu'elle a atteint, sous peine d'éprouver les plus grands malheurs, à être une puissance maritime et il me semble que le raisonnement et l'expérience démontrent également cette nécessité. »

Celle-ci n'en continua pas moins d'être largement méconnue, particulièrement dans les décennies suivantes, et l'on peut penser que Napoléon ne serait sans doute pas mort à Sainte- Hélène s'il avait disposé de la marine de Louis XVI.

Presque cent ans plus tard, en 1882, le capitaine de vaisseau Gougeard, ancien ministre de la Marine de l'éphémère « grand ministère » Gambetta, constatait « Il faut à tout prix intéresser le grand public français aux choses de la marine, elles ne peuvent que gagner à être enfin connues, appréciées sous leur véritable jour, envisagées sur leur véritable terrain ... Cette indifférence du pays est dangereuse et de nature à mettre la sécurité en péril. »

Il en est plus que jamais ainsi aujourd'hui où les menaces venant de la mer se sont prodigieusement accrues… »

 

Quelques remarque sur le rôle de la mer dans les conflits continentaux : 

C’est Syracuse qui fit perdre à Athènes la guerre du Péloponnèse.

C’est Syracuse qui fit perdre à Hannibal et aux Carthaginois la « Seconde Guerre Punique »  malgré sa défense par le génie d’Archimède durant 8 mois.

C’est Syracuse qui permit le débarquement américain en Italie à la fin de la « Seconde Guerre Mondiale ».

C’est par la mer que fut maintes fois attaquée et que chuta Constantinople le 29 Mai 1453, seule ville antique de la Méditerranée à avoir su traverser le Moyen Age, ce qui marqua la fin de l’Empire byzantin.

Etc.

 

Cf. sur La Pérouse (1741-1788) :clic :

En 1756, Jean François de Galaup, comte de La Pérouse a quinze ans lorsqu'il part pour Brest, où il sera formé à l'école des gardes de la Marine.

Sans doute l'aura de Clément Taffanel de la Jonquière, son oncle, officier de « la Royale », a-t-elle eu son influence sur la décision prise par le jeune homme et ses parents. Devenu officier, il est engagé dans les combats menés en rade de Quiberon contre les Anglais en 1759 lors de la « guerre de Sept Ans ».

... Au Canada ...  Aux Antilles ... En Océan Indien en tant qu'enseigne de vaisseau.

... Aux Seychelles et en Inde où il remonte jusqu'à Calcutta et se bat pour sauver le Comptoir de Mahé assiégé par des troupes locales.

... A Port-Louis, sur l'Île de France (actuelle Île Maurice), il devient propriétaire terrien et se fiance à une jeune fille de la bourgeoisie coloniale.

En 1776 revient en France ...Promu lieutenant de vaisseau, il retourne ... soutenir les États-Unis naissants. ...

La Pérouse se marie avec Louise Éléonore Bourdou, sa fiancée créole, et est nommé capitaine de vaisseau en 1785. Très populaire, il bénéficie maintenant de forts soutiens au gouvernement et à la cour. Le roi Louis XVI lui-même le connaît.

Une expédition très en vue :

En 1784, il est question d'envoyer une nouvelle expédition dans les mers lointaines ... de trouver ce fameux « passage du Nord-Ouest » qui permettrait de contourner le continent américain. Le projet est pris en main par Louis XVI, depuis toujours passionné par la géographie. Plus que par la serrurerie, contrairement à ce que l'on prétend communément.

Louis XVI opte pour « une expédition dominée par la recherche scientifique et la reconnaissance des mers, terres et peuples » que l'on trouvera en chemin. ... On envoie même un espion en Angleterre afin qu'il rapporte les meilleures informations concernant les voyages de Cook. ...

En font partie des experts en géographie, géométrie, astronomie, mécanique, physique, chimie, anatomie, zoologie, botanique, minéralogie, météorologie, mathématiques, horlogerie

On se dispute les places. Il a d'ailleurs été dit qu'un jeune élève officier nommé Napoléon Bonaparte était très tenté par l'aventure.

.... « Le Portefaix » devient « la Boussole » et « l'Autruche », «  l'Astrolabe ». La première est commandée par La Pérouse, la seconde par le Breton Paul-Antoine-Marie Fleuriot de Langle. ...

Le 1er août 1785, La Boussole et l'Astrolabe quittent enfin Brest. ... Madère, Ténériffe, Trinité, Sainte-Catherine (au Brésil)…

Après un passage tranquille du cap Horn, la Boussole et l'Astrolabe font escale pendant trois semaines à Conception au Chili où ils arrivent le 24 février 1786. C'est ensuite l'île de Pâques, puis Owhyhii (Hawaii).

Là, se pose la question de savoir si l'on doit prendre possession de cette terre au nom du roi de France. La Pérouse s'y refuse, considérant que « l'île appartient à ses habitants ».

 

 

Cf. carte très détaillée in Wikipédia : clic (puis cliquer sur la carte pour l’agrandir)

 

L'Alaska et le Canada occidental sont les premiers « gros morceaux » auxquels s'attelle l'expédition en juillet 1786. ... La Boussole et l'Astrolabe repartent en suivant la côte jusqu'à Monterey où la colonie espagnole de Californie fait bon accueil aux Français. On rembarque pour les îles Marianne et Asunsión. En cours de route, sont rayées de la carte des îles imaginaires telles que Nuestra Señora de la Gorta.

En mars 1787, Lapérouse atteint la Chine. A Macao, le naturaliste Dufresne est débarqué avec quantité de documents qu'il rapporte en France. Commence alors l'exploration des côtes des Philippines, de Canton et de Formose. La Boussole et l'Astrolabe passent aussi le long de la Corée et du Japon, contrées absolument fermées aux étrangers.

On terminera cette remarque en citant à nouveau Eric Tabarly : Il s’agit de l’engagement d’Eric Tabarly auprès du gouvernement de jacques Chirac pour le maintien du « Musée de la Marine » place du Trocadéro à Paris.

Dans “Mémoires du large », Editions de Fallois, Paris, 1997, Tabarly , homme simple mais « gloire nationale » (1931 – 1998) écrit:

 « … Je monte à Paris le moins possible, … comme dernièrement, quand il a fallu que je me démène pour la sauvegarde du Musée de la Marine. L'annonce par la commission Friedmann de l'expulsion du Musée de la Marine de son emplacement au Palais de Chaillot pour mettre à la place le nouveau Musée des Arts premiers m'a scandalisé.

II était prévu de mettre les collections en caisses, de les entreposer on ne sait où, pendant plusieurs années, en attendant de les installer dans un lieu excentré, trop petit et complètement inadapté : le Musée des Arts africains et océaniens lorsqu'il serait libre. Bref, c'était presque l'arrêt de mort de ce que je crois être le plus beau musée maritime du monde. Ce traitement révoltant n'est malheureusement que le reflet de la désinvolture avec laquelle sont traitées, en France, les questions maritimes.

Le peuple français garde une mentalité trop terrienne. Il a découvert la mer par le côté loisir et il se passionne pour les courses océaniques mais, bien que sentimentalement attaché à la Marine, il reste dans l'ignorance de l'importance stratégique et économique des océans. Il ne faut pas lui en vouloir, personne ne le lui enseigne. Cette éducation devrait commencer dès l'école. Mais aucun manuel scolaire ne souligne que des conflits qui peuvent paraître continentaux ont été gagnés sur mer.          

Si à Trafalgar les Français avaient gagné, il n'y aurait pas eu Waterloo. Si les Alliés n'avaient pas gagné la bataille de l'Atlantique, l'URSS n'aurait pas pu être ravitaillée, les débarquements en France n'auraient pu avoir lieu et les Allemands auraient gagné la guerre.

Nos gouvernements, qui ne sont que le reflet des gouvernés, ont toujours sous-estimé l'importance de la mer.

La Marine nationale est, comme toujours, le parent pauvre des armées et notre Marine marchande, tuée par des syndicats irresponsables et des gouvernements qui ont laissé faire, a pratiquement disparu des océans. Pourtant, un petit pays comme la Norvège possède une des premières flottes marchandes du monde. Il en tire de larges profits et prouve qu'il n'est pas nécessaire d'être asiatique pour faire naviguer des cargos. »

« Le peuple français … a découvert la mer par le côté loisir … ! ».

______________________

 

N’oublions pas non plus que les masses d’eau océaniques, outre la vie de la faune et de la flore qu’elles contiennent, renferment une énergie gigantesque, propre, et potentiellement exploitable.

Quant au vent, il peut conférer sans grandes difficultés aux navires, des puissances souvent bien supérieures à celles des moteurs thermiques ; plus sûres ; gratuites ; renouvelables et propres.

L’exploitation de ces 2 éléments trouve bien sûr des limites – surtout qualitatives – mais fut certainement un peu trop vite dépréciée, et son importance sous estimée.

Mais le seul premier « vapeur » lancé en mer devait condamner la voile : Comment manœuvrer un voilier « encalminé » devant un vapeur lancé à pleine puissance ?

Pourtant, dès que le vent « forcit », les qualités stabilisatrices de la voilure sont un avantage, tandis que dans une mer « formée », tangage et roulis peuvent mettre à mal les moteurs et bien des cargos.

 

« Washington, nous re-voilà ! » 

 

L’histoire de la réplique de l’Hermione est riche d’enseignements :

 

L’Hermione fut construite en 6 mois, mise à la mer le 28 avril 1779, et emmena Lafayette à Boston en 38 jours à la voile, battant pavillon blanc. Clic.

 

La réplique fut construite en 15 ans et bat pavillon tricolore.

Le navire eut dès son lancement une avarie de moteur l’obligeant à relâcher un mois à La Pallice – La Rochelle, avant de remettre le cap vers la statue de la Liberté.

 

 

Dans l’opus cité ci-dessus de Michel Taillemite, arrivé à la guerre de 1914, page 404, l’auteur poursuit :

« … Quant aux causes de ces insuffisances, ce sont toujours celles qui ont été évoquées dans les chapitres précédents.

On peut les ranger sous trois grandes rubriques:

·        l'absence de doctrine et donc l'incohérence de la pensée et des méthodes,

·        des institutions inadaptées aux besoins et une bureaucratie tracassière et inefficace,

·        enfin la perpétuelle instabilité des hommes rendant impossible toute politique suivie.

  En 1908, dans son étude sur le Grand État-Major naval, Castex pouvait encore écrire: « La marine nous donne actuellement l'exemple d'un grand corps sans doctrine assise, sans mot d'ordre stratégique ou tactique reconnu, sans conception unanime de la guerre » …

Institutions inadaptées, absence de tête chargée de décider, conseils multiples et sans pouvoirs réels, bureaucratie asphyxiante. » 

Ces lignes sont pratiquement les mêmes que celles par lesquelles Alain Peyrefitte désigne un mal plus général, sous le nom de « Mal français » (Plon éditeur, 1976), et qu’il fait remonter au moins à Colbert, arguant des mêmes causes : une administration omniprésente, abstraite et irresponsable, excluant du « sérail » ceux qui ont connaissance de la pratique et du terrain. (Selon Michel Taillemite, en matière de marine, l’Angleterre aurait de tous temps été mieux armée à cause des exigences de son insularité : « Tout gentleman anglais a son avis sur les choses de la mer »).

 

[2]

« Port-de-Paix » est une ville du Nord-Ouest de l’île « d'Haïti », en face et au sud de « l’île de La Tortue », dressée en 1666 par les Français, sur un lieu que Christophe Colomb avait dénommé « Valparaíso » (« Val - Paradis »).

Christophe Colomb, véritablement ébloui par ce qu’il découvrait, la beauté des paysages, qu’il compare au plus beau de ce qu’il connaissait : « l’Andalousie au mois d’Avril, etc. », la nudité et la beauté des habitants, les couleurs des poissons comme il n’en avait jamais vues, croyait avoir retrouvé le « Paradis » décrit dans l’Ancien Testament:

La ville exporta ensuite bananes et café.

« Port-de-Paix » est actuellement : Chef-lieu de département et Sous-Préfecture d'un arrondissement qui comprend quatre communes, « Port-de-Paix », « l’île de la Tortue », « Bassin-Bleu », et « Chansolme ».

 

 

[3] « Saint-Domingue » représente la partie occidentale de l’ancienne île « d'Hispaniola », entre « Cuba » et « Puerto-Rico ».

Elle fut la principale colonie française des « Antilles » de 1627 au 1er Janvier 1804 (et officiellement le 17 Avril 1825).

o       De 1627 à 1654, les Français se concentrent sur les îles, « l'île de la Tortue » et « l’île à vaches ».

o       Ils créent ensuite les villes sur la « grande terre » :

o       en 1654 « Petit Goave »,

o       en 1666 « Port de Paix »,

o       en 1670 « Cap Français », future capitale, qui prendra le nom de « Cap Haïtien » en 1804

o       et en 1749, « Port au Prince » qui remplaça « Cap Français » comme capitale, prenant le nom de « Port Républicain » entre 1791 environ et 1804.

o       De 1678 à 1700, les gouverneurs français désarment les flibustiers venus des îles proches et développent une économie de plantation.

o       Dès 1720, « Saint-Domingue » est le premier producteur mondial de canne à sucre et au milieu du XVIII e siècle, l'île exporte à elle seule autant de sucre que toutes les îles anglaises réunies.

Avant la Révolution, les produits coloniaux de « Saint-Domingue » représentent un tiers des exportations françaises.

Elle devient aussi la principale destination des traites négrières : La Population est de 455.000 hab. en 1788, dont 405.000 esclaves qui seront affranchis en 1793.

Après l’agitation de la Révolution, longue et complexe – Août 1791 - Janvier 1804 - qui fit plusieurs dizaines de milliers de morts, cette moitié de l’île devint indépendante sous le nom indien « d’Haïti », devenant le symbole de la première révolte noire réussie ; encadrée dans le temps par l’indépendance des « USA » dès 1776, obtenue grâce à la Marine de Louis XVI, et celle de « Cuba » en 1898, après la « guerre hispano - états-unienne ».

Les conflits de « Saint Domingue » ont mobilisé :

o       les esclaves insurgés menés par Toussaint Louverture (se rend en Mai 1802, est arrêté le 7 juin 1802, décède dans le Jura le 7 Avril 1803).

o       les colons « grands » et « petits blancs »,

o        les troupes révolutionnaires,

o       les éléments fidèles à la monarchie,

o       et les troupes de Napoléon Bonaparte.

L’indépendance « de fait » est acquise le 1er Janvier 1804 officialisée le 17 Avril 1825 par une ordonnance du roi Charles X qui reconnaît l'indépendance « d’Haïti », contre une « indemnité d'indépendance ».

 

 

 

[4] Bataille entre le vaisseau « Les Droits de l'Homme » et les frégates anglaises « l'Indefatigable » et « l'Amazon » les 13 et 14 janvier 1797 en baie d'Audierne.

Un menhir a été dressé à la côte pour commémorer les combats à la fois contre l’ennemi et contre la tempête.

 

Bataille entre le vaisseau « Les Droits de l'Homme » et les frégates anglaises « l'Indefatigable » et « l'Amazon » les 13 et 14 janvier 1797 en Baie d'Audierne (Tableau de Léopold Le Guen peint en 1853 - Musée de Brest)

Les cent sept vaisseaux de ligne de la classe « Téméraire » furent construits par la France, entre 1782 et 1813 ; ils constituent la première série de navires de ligne construite selon des plans identiques, leurs éléments étant ainsi interchangeables entre deux navires de la série

La coque mesure 55,87 mètres de long, et 14,90 mètres de large. Le déplacement est de 2900 tonnes. La voilure, dont la surface est de 2485 m², est à trois mâts, gréés carrés. L'équipage nécessaire pour armer ces navires est de 562 officiers et hommes.

  Son artillerie occupe deux ponts complets. Le pont inférieur, le plus proche de la ligne de flottaison, est garni de quatorze canons de 36 livres, sur chaque bord. Ce type de pièce, long

de 3,274 mètres, pèse 3520 kg, auxquels s'ajoutent les 900 Kg de son affût. Son service nécessite quinze hommes, il est capable d'expédier un boulet plein de 17,62 kg à 3700 mètres, environ toutes les huit minutes.

 

 

[5]

 

[6] Apport de Jean de Person le 14 novembre 2009 : Jean Alen était « chevalier  banneret », c'est-à-dire entraînant derrière sa bannière une troupe  levée par lui-même. Le titre de « baronet » a été créé plus tard, en Angleterre, au  XVIe : Il a ainsi été porté par sir Thomas  Alen (1566-1626).

 

[7] « … Autre exemple : la gamme des noms de couleur; non seulement pour les arts de la peinture, mais aussi pour celui de la porcelaine, ces noms de couleur sont généralement persans. Nous-mêmes avons encore le mot «azur» qui vient de « lâdjward », le mot héraldique «gueules» qui vient du persan « gül », « la rose »; quant à la couleur bleue, vous savez que c'est le triomphe de la beauté iranienne puisque nous avons je ne sais combien de bleus  … »

Louis Massignon: « Les penseurs iraniens et l’essor de la civilisation arabe » in : « L’âme de l'Iran », Editions Albin Michel –1951. [Auteur exceptionnel en connaissances et en pénétration de l’intelligence.]

 

[8] Il apparaît aussi aussitôt un aspect – évident dans les suites immédiates de toutes les guerres – qui charge toujours du poids d’une certaine ambivalence toute fonction de langue – qu’on pourrait aussi retrouver sous des formes et des degrés divers dans toute fonction parentale ou éducative :

C’est souvent avec la même langue que l’on soigne et que l’on traumatise !

D’une façon extrême, au cours des dernières guerres mondiales, nombre de combattants furent traumatisés dans la langue de l’autre.

Durant la 2 ème guerre mondiale, faut-il ajouter aussitôt, nombre d’allemands eux-mêmes, et parmi eux beaucoup de juifs, furent traumatisés dans leur propre langue.

Parmi ceux-ci, était un de ceux qui se sont le plus penchés sur la traumatologie mentale infantile : Est-ce pour cette raison qu’on a tant de mal à lire en bonne traduction Sigmund Freud en français ?

Freud a toujours écrit en allemand – un allemand teinté de viennois très exactement – même quand il était réfugié à Londres, et reste, encore à ce jour, peu ou mal traduit en français – peut-être pour cette cause de réceptivité langagière encore difficile à rendre familière.

Car, comment concevoir d’apprendre « sans préjugés » la langue de ceux qui sont responsables de nos maux pour les guérir ou y échapper ?

A divers degrés, de ramification en ramification, la question de tels rejets - passionnels et explicables comme tels – peut-être plus aiguë que celle d’un racisme souvent fallacieux qui n’est jamais simple - concerne plus ou moins toute l’humanité.

Elle n’a pourtant pas beaucoup été travaillée comme telle :     

Rappelons seulement ici que toutes les langues européennes - et y compris les langues indo-germaniques, l’hindi, l’iranien, et toutes celles parlées dans les pays dont les noms se terminent par « … stan » – tiennent « dans un mouchoir de poche » : Il n’est pas bien difficile pour nous de retrouver que « Volk » (prononcer « folk », comme dans l’anglais « folklore ») est de même origine que le mot latin « populus », puisque :

1.      Le « f » de la branche nord correspond régulièrement au « p » de la branche sud (ex : « fater » ó « pater » ; « foot » ó « pous-podos » (grec) ó « pes-pedis » (latin) ó « pied » (français), etc. Il en va ainsi de beaucoup d’autres lettres.

2.       L’accent tonique ne change jamais de place, contrairement à la variabilité de la prononciation des sons.

L’accent est aussi marqué en français que dans toutes les autres langues européennes.

Toutes ces règles sont aussi connues que peu enseignées. C’est dommage et dommageable.

[9] Il serait en fait plus précis de pointer le « traité de Paris » de 1763 qui met fin à la « guerre de 7 ans » (1756-1763). La France y est contrainte d'abandonner le Canada, la vallée de l'Ohio, la rive gauche du Mississipi et plusieurs Antilles. Les Français renoncent à toute prétention politique sur l'Inde où ils conservent 5 villes démantelées et sans garnison. Ils abandonnent également leurs comptoirs du Sénégal, sauf l'île de Gorée. La « guerre de Sept Ans » est parfois comparé à la Première Guerre mondiale du fait de la multiplicité des théâtres d’opérations.

Ci dessus, la « Carte de la Nouvelle-France ». dressée à Québec après l’exploration de Le  Moyne d’Iberville en « Louisiane (1702) ». La carte va des « Terres arctiques » au « Golphe de Mexique ».

La faiblesse de notre marine empêcha Napoléon de débarquer en Angleterre (wikipedia : clic).

Sur le plan de la stratégie militaire, Hitler rencontrera souvent les mêmes difficultés que Napoléon.

L’histoire quelquefois se répète, mais toujours, le rôle majeur joué par les océans reste une constante dans le développement des civilisations.

Il serait temps de ne plus considérer les vents ni les eaux – douces du ciel, ou salées de la mer – comme les ennemis de l’homme.

Pourquoi la météo indique-t-elle de plus en plus des températures souvent illusoires, au détriment de la direction des vents, déterminante pour les conditions de vie locales, parmi lesquelles aussi les températures ?

 

Dans un contexte long et complexe (wikipedia : clic), Napoléon vend la « Louisiane » aux « Etats Unis » en 1803, c’est à dire « la rive droite du Mississipi », « la rive gauche » ayant été perdue avec d’autres territoires, lors du « traité de Paris » en 1763.

Le territoire vendu dépasse les 2 millions de km².

Napoléon perd « Haîti » en 1804, « l’île de France » (« île Maurice ») en 1814 etc.

Ces pertes sont donc dans le droit fil du « traité de Paris », mais aussi conséquences de la destruction de l’amirauté durant « la Révolution », comme en témoigna tragiquement la défaite de Trafalgar (21 Octobre 1805), bataille bravement perdue par 37 vaisseaux contre 22.